Histoire de la migration haïtienne

Historiquement, la migration haïtienne est un phénomène saisonnier. Les premiers mouvements migratoires haïtiens ont eu lieu en direction de Cuba vers la fin du 19e siècle. Cependant, avec la crise des années 30 qui a touché le secteur sucrier, les Haïtiens ont été chassés de l’île au cigares où il subsiste encore une communauté haïtienne forte de 80 000 individus.

Un autre type de migration se développe vers les années 60 en direction des Bahamas, notamment, dans le secteur hôtelier. Puis ce sera au tour de Miami, de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane de bénéficier de l’apport de main-d’œuvre haïtienne. La Guyane ayant besoin de nombreux travailleurs pour l’exploitation de la forêt amazonienne et le développement de la ville de Kourou.

Les causes des migrations haïtiennes sont multiples : ratification en 1967 par les États-Unis de la Convention de Genève relative aux réfugiés, qui assouplit les conditions d’admission, le développement du marché du travail dans les Antilles françaises et aussi la dictature duvaliériste, responsable d’une véritable « fuite des Haïtiens » vers l’étranger. Nous avons encore à l’esprit les « boat people » qui ont fait leur apparition dès les années 1972.

De manière générale, l’immigration haïtienne est d’abord motivée par la recherche d’un mieux-être et elle engendre souvent la prise de risques pour échapper à la contrainte économique ou, pire, à la mort. « Il est, en effet, difficile d’ignorer l’impact des aléas politiques sur le phénomène migratoire haïtien. Les grandes vagues de migration haïtienne ont souvent été liées aux crises politiques. Quasi permanentes dans le pays, ces crises ont provoqué des départs massifs notamment sous la gouvernance des Duvalier, dans les années 70 et après les échecs de la transition démocratique, à partir des années 80. Aussi le départ, voire la fuite des Haïtiens se comprend en combinant les motivations économiques aux persécutions ou menaces de nature politique. » selon Maud Laethier, antrophologue.

Migrants haitiens

La communauté haïtienne hors Haïti représente environ 2 millions de personnes, réparties principalement dans les pays suivants:

Source : France-Culture

Situation des Haïtiens migrants en République Dominicaine

Dans cette rubrique concernant les Haïtiens en République Dominicaine, vous trouverez les thématiques suivantes :

Depuis plusieurs décennies, les Haïtiens quittent leur pays pour fuir les persécutions politiques et la situation économique désastreuse qui y règne. Nombre d’entre eux ont émigré ou trouvé refuge en Amérique du Nord ou en Europe, mais la grande majorité sont partis à la recherche de meilleures opportunités de l’autre côté de la frontière, en République dominicaine. Depuis les années 1920, les Haïtiens, pour la plupart des hommes, ont été attirés par la République dominicaine où ils sont embauchés en tant que travailleurs saisonniers dans l’industrie de la canne à sucre.

L’activité des plantations de sucre privées et nationalisées repose sur l’importante réserve de travailleurs haïtiens qui reçoivent des salaires dérisoires et qui sont soumis à des conditions de travail déplorables que la plupart des Dominicains ne sont pas prêts à accepter.

En l’absence de données officielles fiables, on estime qu’entre 500 000 et  un million d’Haïtiens vivent actuellement en République dominicaine (1). La plupart sont arrivés il y a un certain nombre d’années, à une époque où des milliers de travailleurs étaient embauchés chaque année dans l’industrie de la canne à sucre. L’activité de ce secteur a connu un certain recul dans les années 1980 mais le flux des immigrés haïtiens ne s’est pas ralenti pour autant car d’autres secteurs de l’économie dominicaine se sont progressivement ouverts à eux. Le secteur agricole compte toujours un grand nombre de travailleurs migrants haïtiens, mais ceux-ci sont désormais également employés dans l’industrie du bâtiment, du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration, dans les ateliers de fabrication des zones franches situées à proximité de la frontière avec Haïti et en tant que qu’employés de maison. De nombreux migrants haïtiens gagnent aussi leur vie en vendant dans les rues de la capitale, Saint-Domingue, et dans d’autres grandes villes du pays.

La discrimination fondée sur l’origine ethnique, la langue et la nationalité est une réalité pour de nombreux travailleurs migrants haïtiens et de nombreux Dominicains d’origine haïtienne vivant en République dominicaine.

(1) Le Rapport national sur le développement humain en République dominicaine du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) de 2005 (Informe Nacional de Desarrollo Humano República Dominicana 2005) considérait, comme une estimation moyenne, le chiffre de 416 000 Haïtiens vivant en République dominicaine en 2003.

Situation des Haïtiens migrants en Guyane

   sourceL’arrivée des immigrés Haïtiens a débuté, en Guyane, dans les années 1970, et s’est ensuite         développée dans les années 1980 . Cette population au départ, composées d’une main-d’œuvre masculine venue travailler en Guyane, au moment des « grands chantiers », s’est rapidement féminisée . Puis, avec la politique du regroupement familial, de jeunes Haïtiens sont également venus retrouver un parent et se scolariser en Guyane. Cette politique a permis aux familles haïtiennes de s’installer durablement et à la migration haïtienne de se stabiliser, mais elle a aussi eu pour effet, d’accroître la visibilité sociale et démographique d’une communauté jusqu’alors plutôt discrète (Gorgeon et al., 1986). Après avoir développé des procédures de régularisation des immigrés clandestins dans les années 1980, les pouvoirs publics ont fait le choix dans les années 1990, de refouler systématiquement les « nouveaux arrivants ».

Si l’entrée illégale sur le territoire français des immigrés Haïtiens se poursuit encore aujourd’hui, l’Etat a intensifié les contrôles aux frontières et consolidé son dispositif en augmentant les effectifs de l’armée, de la police et de la gendarmerie. Il n’a toutefois pas réussi à maîtriser une situation géographique « poreuse » liée à un contexte social et économique particulièrement attractif, notamment pour les populations des pays voisins.

Dans les années 1990, la part des Haïtiens reste assez importante par rapport à l’ensemble des populations immigrées en Guyane. Les Haïtiens se concentrent dans les grandes villes : Kourou, Saint-Laurent du Maroni et l’île de Cayenne (Cayenne et sa communauté urbaine) pour la Guyane.

Au fur et à mesure que se développait l’immigration en Guyane dans les années 1980-90, les Haïtiens ont été désignés à plusieurs reprises, comme les responsables des problèmes socioéconomiques que rencontraient ce département. Il faut dire que la Guyane a connu au cours de cette décennie plusieurs crises économiques touchant successivement tous ses secteurs d’activités. La plupart des Haïtiens (généralement employés dans les communes de l’intérieur comme travailleurs agricoles ou forestiers, occupant dans les villes, des emplois de manœuvres dans les micro-entreprises, les commerces alimentaires, les garages ou les restaurants, le bâtiment ou les travaux publics), se sont retrouvés au chômage et leurs conditions de vies se sont rapidement dégradées. Les contrôles administratifs s’intensifiant, les emplois de domestique, de jardinier ou d’homme à tout faire, qu’ils occupaient chez les particuliers, se sont raréfiés. Assujetties aux bonnes dispositions de leurs employeurs, leurs conditions de travail sont devenues de plus en plus précaires.

source : Extraits d’une intervention de Eric Gallibour (Lapsac, Université de Bordeaux II) lors de la 3ème journée d’études doctorales sur la Caraïbe, 17 juin 2003.

Voici le parcours d’un Haïtien souhant obtenir une carte de séjour en Guyane

Situation des Haïtiens migrants en Martinique et en Guadeloupe

sourceSelon les derniers chiffres que nous avons, il y aurait 20 000 Haïtiens en Guadeloupe / St Martin et 5 000 en Martinique. La majorité des Haïtiens de Guadeloupe (c’est aussi le cas pour St Martin et la Martinique) vivent  dans une situation de pauvreté, surtout ceux qui sont en situation irrégulière. Ils habitent chez d’autres Haïtiens ou des Guadeloupéens et payent leur hébergement en espèce ou avec leur force de travail. Certains leur accordent l’hébergement gratuitement par solidarité ou à cause d’une relation de famille (1). Pour vivre, ces personnes en situation irrégulière travaillent clandestinement, c’est-à-dire sur un marché de travail illicite, surtout

dans les champs de canne, dans les bananeraies, dans les cultures maraîchères et vivrières où certains habitent dans des cases ou des taudis. A cause de la chasse des policiers des frontières (la PAF) qui ont l’habitude de pénétrer dans ces cases à n’importe quel moment de la nuit, à la recherche des « sans papier », certains « clandestins » fréquentent ces cases pendant le jour et les abandonnent pendant la nuit pour dormir dans des cachettes ou sous des arbres. Certains de ces travailleurs en situation irrégulière nous ont confié qu’ils ont l’habitude de travailler de 6 heures du matin à 13 heures pour un salaire de 20 à 25 euros, ou de 6 heures du matin à 18 heures pour un salaire de 30 à 40 euros la journée. Mais, ordinairement, une journée de 7 heures de travail est payée à 50 euros pour les travailleurs « avec papier ». Le pire, certains patrons les font travailler pendant des mois, leur doivent entre deux à quatre milles euros et refusent de leur payer. Quand ils insistent pour leur dû, ces malhonnêtes patrons menacent de les dénoncer auprès de la police des frontières. Alors, par peur d’être expulsés, ces malheureux travailleurs renoncent à leur salaire. Une minorité d’Haïtiens, surtout des résidents, travaillent dans la construction des bâtiments et dans le petit commerce. A ceux-là s’ajoutent quelques professionnels haïtiens qui travaillent dans différents services sociaux de la Guadeloupe.

Ainsi, les immigrés haïtiens apportent une part considérable dans l’économie de la Guadeloupe. La présence des travailleurs haïtiens devient nécessaire dans l’agriculture guadeloupéenne. Si on enlevait la totalité de la main d’oeuvre haïtienne dans la coupe de canne à sucre, dans les bananeraies, dans les cultures maraichères, il y aurait un dysfonctionnement dans l’agriculture guadeloupéenne.

Cependant, les Haïtiens sont sujets à différentes sortes d’accusations en Guadeloupe. Les personnes qui n’aiment pas la présence des Haïtiens considèrent qu’ils envahissent la Guadeloupe, ils prennent leur travail et ramassent l’argent du pays pour envoyer à leurs parents en Haïti. Elles les accusent aussi de profiter des services sociaux de l’Etat (l’école, les services de la santé, la sécurité sociale, les allocations familiales, le logement, etc.) et d’empêcher aux citoyens guadeloupéens la jouissance de ces services. Ce sont de pareils clichés qui se véhiculent et qui alimentent des comportements discriminatoires contre les Haïtiens en Guadeloupe (2).

(1) Beaucoup de Guadeloupéens sont solidaires avec les Haïtiens ; ils les considèrent comme « des frères et des sœurs » qui sont obligés de laisser leur pays, à cause des problèmes politiques et économiques. C’est surtout ces personnes qui accueillent les Haïtiens et qui leur favorisent un travail pour un salaire plus ou moins juste. La culture haïtienne, surtout à travers la musique, l’art et l’usage de la langue créole, est très appréciée en Guadeloupe.

(2) Il convient de rappeler que la Guadeloupe demeure une terre d’accueil, mais ces indices de discrimination dérivent d’une tendance de xénophobie qui se manifeste dans la société guadeloupéenne. La tendance du rejet de l’autre ne vise pas seulement les Haïtiens, mais aussi les autres ethnies venant d’ailleurs comme les Chimois ou les Asiatiques, les Libanais, les Dominiquais, les Dominicains. Les Haïtiens sont plus visés parce qu’ils sont plus nombreux et sont en situation plus défavorisée.

Situation des Haïtiens migrants en France hexagonale

Aujourd’hui, dans la seule région d’Ile de France, le nombre d’Haïtiens est estimé à 22 000, selon le démographe Bogentson André. L’intégration des Haïtiens en France métropolitaine se réalise de trois manières différentes : par le marché du travail, par l’intermédiaire des associations et par l’acquisition de la nationalité. Si l’on observe la structure de l’emploi chez les ressortissants haïtiens en France, on observe que 70% des hommes sont des ouvriers, 70% des femmes sont employées ou aides-soignantes. Pour ce qui est de l’accession à la nationalité, 37,11% des personnes haïtiennes ont acquis la citoyenneté française en 1999. En 2000, elles étaient 1920 à obtenir des titres de séjour et 2744, en 2005.

Les situations de vie des Haïtiens en Guyane, Guadeloupe et métropole sont donc comparables et les différences existantes proviennent des spécificités des territoires sur lesquels ils se sont établis. Malgré tout, trois éléments caractérisent la diaspora haïtienne vivant sur les territoires concernés : les transferts financiers mensuels vers Haïti, le dynamisme de ses associations, et les difficultés administratives dont ses ressortissants sont l’objet.

Caractéristiques de la diaspora haïtienne en France hexagonale:

  • Les transferts financiers:

En effet, les transferts financiers effectués par la diaspora de France et d’ailleurs représentent environ 35% du Produit Intérieur Brut (PIB), d’après certaines études de la Banque Mondiale. Haïti reçoit effectivement, chaque année, entre 1,5 et 1,8 milliards de $ US, d’envoi de fonds. Ce montant dépasse l’aide internationale. Depuis l’an 2000, ces transferts représentent trois et même quatre fois la valeur des exportations haïtiennes et constituent le double du budget national. A ces chiffres officiels, il convient d’ajouter les envois financiers informels pouvant atteindre entre 35% et 75% des montants officiels. 31% des familles haïtiennes reçoivent des transferts financiers de la diaspora. C’est une évidence, l’aide financière de la diaspora est une planche de survie pour les familles haïtiennes. Cependant, aussi importante que cette contribution puisse paraître, elle n’a pas permis la création d’investissements productifs dans le pays. L’argent est souvent utilisé pour les dépenses immédiates : achat de nourriture, paiement de loyers ou de quelques mois de scolarité, cérémonies religieuses et funéraires, etc. Si pour l’heure, les transferts financiers ne sont pas encore coordonnés au point de financer le développement d’Haïti, cela ne signifie pas que la diaspora, elle, ne s’organise pas pour s’approprier les droits humains et pour accomplir ses devoirs de citoyen.

  • La dynamisme de ses associations:

Sur chacun des territoires considérés, un important mouvement associatif communautaire est présent pour mener, sur la terre d’accueil, des actions de solidarité communautaire et de soutien dans des actions partenariales avec leur pays d’origine. En métropole et dans les territoires ultra-marins, le Collectif Haïti de France regroupe 80 associations françaises, composées de Français et/ou d’Haïtiens, et l’on comptabilise de manière générale jusqu’à 300 associations s’investissant dans la solidarité avec Haïti.

  • Les difficultés administratives:

Un troisième caractère semble classer à part la diaspora haïtienne de France tant les difficultés liées à la situation administrative font souffrir ses membres. Ce problème est récurrent et participe à la stigmatisation des Haïtiens. Très souvent, la question des « papiers » est liée à l’état civil haïtien. En effet, les documents émanant des institutions de l’état civil haïtien sont suspectés de falsification, d’irrégularité par les autorités françaises. La situation des migrants, face à la mauvaise gestion de leur état civil, renvoie de manière plus générale à la question du rapport de l’individu haïtien à l’État et aux administrations. Il est à noter sur ce point que d’une part, les migrants haïtiens demeurent dans des schémas de négociations, notamment dans les démarches administratives, du fait de leur défiance par rapport au système judiciaire et administratif. Cette attitude s’explique par le fait qu’en Haïti, l’État de droit n’est pas respecté et les administrations paraissent peu fiables aux yeux de la population. Et il est permis de rappeler qu’en Haïti, de nombreuses personnes, notamment en milieu rural, vivent sans document d’identité et que le Groupe d’Appui aux Rapatriés et aux Réfugiés (GARR) [5]. cite le nombre d’un million de personnes dépourvues d’état civil.

D’autre part, les barrières qui jonchent le parcours imposé par les autorités françaises qui exigent des pièces authentifiées d’état civil éloignent et découragent la plupart des Haïtiens dans leur cheminement vers une régularisation administrative.

Il faut ajouter à ce tableau, les conséquences dramatiques du séisme du 12 janvier au cours duquel un grand nombre de documents ont disparu à jamais et l’impossibilité pour certains ressortissants, en conditions requises, de solliciter le regroupement familial.
Les observateurs avisés de la situation en Haïti, pensent qu’en matière d’état civil, les Consulats semblent très peu faire cas des institutions haïtiennes et ils constatent que des pratiques souvent discriminatoires, font apparaître un durcissement dans les conditions d’immigration. Sont notamment citées :

  • l’exigence cumulée d’un acte de naissance établi dans les deux années suivant la naissance et d’un extrait d’archives établi après le 1er février 2008
  • la non-reconnaissance de la valeur juridique des jugements supplétifs de déclaration tardive de naissance prononcés par le juge haïtien
  • le soupçon de faux qui pèse sur tous les actes d’état civil, même ceux délivrés par les Archives Nationales d’Haïti et légalisés par les consulats d’Haïti en France
  • l’exigence pour les demandes de visa de court séjour en faveur de mineurs d’« un certificat de baptême ou de présentation au temple », en plus de l’acte de naissance.

Situation des Haïtiens migrants dans les autres pays

  Le Canada

La communauté haïtienne se situe au 10e rang par ordre d’importance parmi les groupes démographiques non européens au Canada. En 2001, plus de 82 000 personnes d’origine haïtienne vivaient au Canada.


La communauté haïtienne au Canada est fortement concentrée dans la province de Québec. En 2001, 90 % des personnes qui ont déclaré être d’origine haïtienne habitaient au Québec. En fait, la vaste majorité de tous les Haïtiens au Canada (83 %) vivent à Montréal.


La population haïtienne au Canada est relativement jeune. En 2001, près de la moitié de tous les Canadiens d’origine haïtienne, comparativement au tiers environ de la population totale, étaient âgés de moins de 25 ans.

Les revenus des Canadiens d’origine haïtienne sont généralement plus faibles que ceux du reste de la population. En 2000, le revenu moyen de toutes sources pour les Haïtiens âgés de 15 ans et plus se situait à juste un peu moins de 20 000 $, soit presque moins du tiers du revenu pour la population dans son ensemble.

source : statistique Canada

  Les Etats-Unis

Dès la fin des années 1950, l’émigration haïtienne se développa et prit de l’ampleur au cours des années soixante en raison du régime dictatorial de François Duvalier.

L’oppression politique conjuguée aux difficultés économiques ont continué à alimenter des contingents d’immigrants haïtiens de leur patrie tous tout au long des années 1970, 1980, 1990 et 2000.

La communauté haïtienne est estimée à plus ou moins un million de personnes essentiellement à New York et Miami.

Tentatives de contrôle des flux migratoires (par Bogentson André, démographe Haïtien)

Pour endiguer le flot de migrants haïtiens sur le sol américain, les États-Unis vont tenter de développer les industries de sous-traitance à Haïti pour contraindre les Haïtiens à rester chez eux. Malheureusement c’est l’effet inverse qui se produit. La croissance et l’augmentation du revenu des travailleurs leur offre encore plus de moyens pour fuir leur pays.

Les flux migratoires sont tels entre les États-Unis et Haïti, que les autorités américaines contraignent Jean-Claude Duvalier à signer en 1981 une convention pour empêcher le débarquement des « boat people » sur les plages de Miami. Mais les effets sont pratiquement nuls. Les autorités haïtiennes préfèrent que ses ressortissants partent à l’étranger pour rapatrier des devises vers leur pays.