Plan humanitaire de retour volontaire, tel est le nom d’un programme initié par le gouvernement chilien en vue de faciliter le retour volontaire en Haïti de certains migrants haïtiens, a appris le GARR auprès d’un partenaire chilien. Ce plan a débuté le 17 octobre 2018.

Selon Álvaro Bellolio, chef du Département des Affaires Etrangères et Migration au Chili, il s’agit d’un programme pour des Haïtiennes et Haïtiens qui se sont fait trompés en venant au Chili.

«  Etant donné qu’ils ne disposent d’aucun moyen financier alors qu’ils se retrouvent dans les rues et qu’ils souffrent, nous allons les aider à regagner leur pays d’origine. », a-t-il déclaré

Toutefois, M. Bellolio a indiqué que les migrants bénéficiaires du programme ne pourront pas retourner au Chili avant les 9 prochaines années.

Les migrants haïtiens intéressés par le plan humanitaire de retour volontaire peuvent s’inscrire en ligne à l’adresse suivante : http://www.extranjeria.gob.cl/ ou passer à l’un des bureaux accessibles dans diverses zones au Chili.

Ils doivent se présenter avec leur déclaration notariée dument signée et leur passeport valide. Cependant les dossiers de ceux et celles qui ont un antécédent judiciaire pendant avec la justice chilienne, seront analysés.

L’idée du Plan de retour volontaire des migrants haïtiens dans leur pays d’origine vient du député chilien Pedro Velásquez (régionaliste). Ce dernier avait emmené à la chambre des députés William Pierre, un migrant haïtien, pour dénoncer la situation précaire des ressortissants haïtiens au Chili.

De son côté, la communauté haïtienne au Chili avait remis en question la représentativité de William Pierre qui voulait se faire passer pour le porte-parole des migrants haïtiens.

Selon les données officielles, 165 000 migrants haïtiens vivent actuellement au Chili.

Soulignons qu’en avril 2018, l’administration Sebastián Piñera avait initié un plan de régularisation des étrangers. Environ 49,000 migrants haïtiens se sont fait inscrire, ont annoncé les autorités chiliennes.

Durant la même période, le gouvernement chilien avait annoncé toute une série de mesures visant à contrôler l’entrée des étrangers dans le pays. Au nombre de ces mesures figure l’imposition de visa aux Haïtiens.