Haïti: Attaque du Cap-Haïtien, vives réactions
Premier Ministre Lafontant :
Samedi dans un communiqué, le Premier ministre Jack Guy Lafontant a condamné avec véhémence l’incident grave survenu au Cap-Haïtien à Café Trio samedi 28 avril 2018 http://www.haitilibre.com/article-24235-haiti-flash-attaque-au-gaz-lacrymogene-lors-d-une-conference-1-mort-et-plusieurs-blesses.html dont le bilan provisoire est de 1 morts et plusieurs blessés.
« En cette douloureuse circonstance, le Premier ministre et le Gouvernement présentent leurs condoléances les plus émues à la famille du journaliste et animateur vedette de cette conférence Jacques Dubois, qui a perdu sa vie et souhaitent un prompt rétablissement aux blessés. »
Le Premier Ministre affirme « Le Ministre de la Justice et de la sécurité publique est instruit en vue de passer des instructions formelles et immédiates aux autorités judiciaires et policières afin de diligenter dans les meilleurs délais toutes les enquêtes nécessaires à l’effet de mettre la main sur les auteurs directs et les complices de cet acte odieux, pour qu’ils soient arrêtés, jugés et punis par la loi à la hauteur de leurs forfaits. »
Dimanche, dans le cadre de cette affaire, Lafontant a présidé une rencontre extraordinaire du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN), à la Délégation du Nord.
Conseil Municipal du Cap-Haïtien :
Samedi, le Conseil Municipal de Cap-Haïtien , dans une note rendue publique à 22h30 a condamné l’acte barbare qui s’est produit dans la deuxième ville du pays au Centre culturel Café Trio.
« […] Le Conseil Municipal du Cap-Haïtien condamne de toutes ses forces cet acte barbare sur le territoire capois contre la dignité capoise […] il rappelle que la Constitution haïtienne de 1987 en vigueur garantit le droit à la vie. Toute atteinte à ce droit relève de la barbarie et doit être sanctionnée de manière rigoureuse.
Le Conseil Municipal du Cap-Haïtien demande aux autorités judiciaires et policières de prendre les mesures nécessaires en vue de faire la lumière sur cet incident similaire à un acte terroriste […]
Sénateur du Nord Jean-Marie Ralph Féthière :
Le Sénateur du Nord Jean Marie Ralph Féthière (PHTK) Président de la Commission sénatoriale permanente « Défense et Forces armées » condamne avec la dernière vigueur l’incident survenu,Samedi 28 Avril 2018 au Café trio dans la ville du Cap-Haitien.
« Nous déplorons vivement les incidents survenus au Cap Haitien, qui se sont soldés par une perte de vie et de nombreux blessés au moment où notre collègue de l’Artibonite Youri Latortue et celui du Nord-Est Jacques Sauveur Jean se trouvaient à Cafe Trio pour une présentation concernant le rapport sur les Fonds PetroCaribe. Plus que jamais il est temps que la violence sorte de nos moeurs afin que ce pays offre une autre image à notre jeunesse et au monde entier. Nous demandons qu’une enquête sérieuse soit diligentée afin de trouver les vrais responsables de cet acte malhonnête et inutile. Toutes mes sympathies aux parents de Mr. Dubois, à l’ orchestre Tropicana, aux nombreux blessés, à la ville du Cap et à tout le Département đu Nord sous le choc après ce malheureux évènement que nous condamnons avec force. »
Office de la Protection du Citoyen :
« L’Office de la Protection du Citoyen (OPC), condamne l’incident survenu au Café Trio au Cap-Haïtien, samedi 28 avril ayant occasionné la mort de Monsieur Jacques Dubois et causé plusieurs blessés au sein de la population civile de la deuxième ville du pays.
[…] L’OPC. rappelle les dispositions de l’article 31 de la constitution haïtienne qui stipule que : " la liberté d’association et de réunion sans armes à des fins politiques, économiques, sociales, culturelles et à toutes fins pacifiques est garantie".
En outre, la Police Nationale d’Haïti a pour obligation de garantir la sécurité des vies et des biens de tous les citoyens et de toutes les citoyennes.
De plus, les autorités policières de concert avec d’autres autorités locales ont pour devoir de prendre toutes les dispositions nécessaires afin de garantir la sécurité du bâtiment ou de l’espace de tout rassemblement public ; ce dans la perspective de la protection des droits de tous les citoyens et de toutes les citoyennes
La violence, constituant un obstacle à l’épanouissement des droits humains et entravant le processus de l’établissement de l’État de Droit en Haïti, l’OPC invite les acteurs évoluant sur le terrain politique à bannir la violence sous toutes ses formes […] »