Se rendre en Haïti
Les informations qui suivent ont l’intention de donner quelques pistes, elles ne sont pas exhaustives. N’hésitez pas à vous procurer un guide (Le Petit Futé, Ulysse et les éditions Gallimard ont publié des guides sur Haïti).
.Y aller depuis la france
- Plusieurs possibilités pour se rendre en Haïti : via la Guadeloupe, via Miami ou via Saint-Domingue. La solution la plus directe mais parfois la plus onéreuse est de passer par la Guadeloupe (compter 10h30 de voyage).
- Faire escale à Miami peut être intéressant mais oblige au retour à faire une nuit à Miami. Enfin, il existe des lignes quotidiennes d’avion ou de bus effectuant la liaison Port au Prince – Santo Domingo (6 hrs de bus environ).
- Les périodes où il y a le plus de personnes se rendant en Haïti sont les vacances d’été et l’époque du carnaval (en février) : les billets sont plus chers et il est important de réserver à l’avance.
.Formalités
- Nécessité d’un passeport encore valide six mois après la date de retour. Pour un séjour de moins de trois mois, un visa est inutile si vous avez un passeport français.
- Ambassade d’Haïti, 10 rue Théodule Ribot - 75017 Paris - Tél. : 01 47 63 47 78
.Santé / assurance
- Avoir son carnet de vaccination à jour.
- Se renseigner auprès de son médecin traitant sur la nécessité d’un traitement préventif de la malaria.
- Bien faire attention à boire de l’eau ou des sodas en bouteille.
- Il y a beaucoup de pharmacies à Port au Prince avec des médicaments français en vente. En province, il est préférable d’avoir une bonne trousse à pharmacie.
- Souscrire à une assurance qui prendra en charge en cas de problème les frais médicaux et un éventuel rapatriement.
.Température
- Toute l’année, les températures sont supérieures à 20°C. La chaleur est forte de mai à novembre et plus supportable le reste du temps.
- Les précipitations varient beaucoup d’une région à l’autre et d’une année sur l’autre.
- La saison des cyclones s’étend d’août à novembre.
.Qu’emporter ?
- Des vêtements légers.
- Un tricot si l’on séjourne dans les mornes en altitude.
- On évitera de porter un short à certaines occasions : les haïtiens sont soucieux de leur tenue.
- Lotion anti-moustique, lunettes de soleil, écran total, lampe de poche.
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.Argent
- Des distributeurs de billets sont disponibles (carte visa – mastercard – american express) à Port au Prince et dans quelques grandes villes.
- La monnaie Haïtienne est la gourde mais les gens ont l’habitude de parler en dollar Haïtien (1 dollar Haïtien = 5 gourdes).
- La gourde varie beaucoup suivant l’époque. Pour avoir le taux de conversion.
- Pour changer des dollars américains en gourdes, il est possible de changer dans la rue mais mieux vaut s’assurer de la confiance de la personne ou demander à un intermédiaire ayant l’habitude de ce genre d’opérations.
.Langue
- Un francophone se fera comprendre facilement à Port au Prince et dans les grandes villes. A la campagne, mieux vaut connaître le créole pour pouvoir discuter avec les gens. D’une façon générale, la connaissance du créole, ne serait-ce que quelques mots, est très appréciée et facilite largement les contacts entrepris dans la plupart des situations (lien méthode de langue).
.Téléphone
- Faire le 00 + 509 pour téléphoner en Haïti depuis la France.
- Des cartes prépayées disponibles dans les épiceries de Paris permettent d’appeler Haïti à prix réduit.
- Compter six heures de moins depuis la France pour le décalage horaire.
- Si la sonnerie semble indiquer que le correspondant est absent, cela peut aussi signifier que la ligne est en dérangement.
- En Haïti, faire le 00 +33 et le numéro habituel pour appeler la France.
- En Haïti, des cartes prépayées peuvent être achetées à la Téléco (entreprise publique de télécom) pour appeler en France ou en province.
.Hébergement
- En raison du peu de développement touristique, le rapport qualité/prix des hôtels haïtiens est moindre que celui des hôtels de République dominicaine. Les guides (Petit Futé, Gallimard, Ulysse) en ont cependant fourni une sélection intéressante pour tout le pays aussi bien dans les villes que sur les plages.
- Les personnes résidant chez l’habitant ou bien dans des institutions seront peut-être surprises du nombre important du personnel de maison avec qui il convient d’établir quelques relations de sympathie.
- Quelques associations touristiques apparues ces dernières années souhaitent développer un tourisme solidaire et respectueux de l’environnement. Celles-ci mettent en contact les touristes et les habitants qui louent des chambres d’hôtes : on y est souvent très bien reçu. A Jacmel par exemple, avec l’association des Micro Entreprises touristiques du Sud est - 40 rue d’Orleans - Tel : 288 24 40.
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. Transports
- Les transports individuels :
- Le réseau routier en mauvais état, les routes ou pistes de montagne, l’insécurité et les éventuels barrages font d’Haïti un pays où il n’est pas aisé de se déplacer d’un point à un autre. Il est donc important de demander conseil à une personne avisée avant tout déplacement.
- Il faut faire très attention sur les routes Haïtiennes : de nombreux piétons et enfants qui circulent, des camions qui roulent vite et des chargements non éclairés rendent la conduite relativement dangereuse.
- Il est possible de louer des voitures mais cela revient assez cher (compter 150 $US par jour minimum sans chauffeur)
- Conduire en Haïti demande beaucoup de calme et de réflexes. L’usage du klaxon est recommandé. En ville, les feux rouges ne fonctionnent pas toujours ou bien ne sont pas respectés.
2. Les transports collectifs :
- Pour les déplacements à Port au Prince, le taxi collectif est assez pratique. Ces taxi sont reconnaissables à leur fil, ruban ou chiffon rouge attaché au rétro intérieur. Le chauffeur dépose les clients dans l’ordre de leur prise en charge.
- Il faut indiquer l’endroit où l’on souhaite aller et négocier le prix de la course au départ (une course de base est autour de 10 Gds mais si le taxi doit monter dans les mornes, il est normal de payer plusieurs courses).
- Les fameux Tap-Tap (camionnettes publiques peintes avec musique à tue tête) fonctionnent comme des lignes de bus avec des parcours déterminés. Pour saisir l’ambiance de Port au Prince de l’intérieur, rien ne vaut un petit tour de ces Tap-Tap en bas de la ville !
- Des véhicules privés (camionnettes, camion, autocar…) assurent des liaisons quotidiennes entre les différentes villes du pays. Ce mode de transport est assez économique mais tributaire de beaucoup d’impondérables (heure de départ et d’arrivée, confort des places). Voir dans les guides ou bien se renseigner sur place sur les points de ralliement de ces véhicules.
- Enfin, à signaler des liaisons aériennes entre Port au Prince et les villes suivantes : Le Cap Haïtien, Jérémie, Santo Domingo (Rép. Dominicaine)
. Quelques conseils de savoir être
- Parler quelques mots en créole pour faciliter les premiers contacts.
- Essayer le plus possible de comprendre les éléments de la culture haïtienne qui vous feront mieux vous imprégner de la complexité du pays et de ses habitants (lecture, demandes d’explications).
- Ne pas « stresser » : si Haïti est un pays pauvre, les gens sont en général très accueillants et sympathiques à condition qu’ils ressentent que vous êtes à l’aise avec eux.
- Ne pas avoir peur : il n’y a certainement pas plus de voleurs dans les rues de Port au Prince que dans celle de n’importe quelle autre capitale de la planète. Prendre seulement les précautions d’usages (porte feuille et papiers en endroit sûr…)
- Des personnes demandant de l’argent peuvent tout simplement avoir envie de discuter ou de blaguer avec vous.
- Avoir conscience des difficultés liées aux conditions matérielles du pays (infrastructures routières, rationnement de l’eau et de l’électricité, pauvreté d’une majorité des personnes) et en tenir compte pour rester modeste dans ses exigences.
- Apprendre la patience : le rythme du pays n’est pas le même que le vôtre et les facilités des pays du nord (eau courante, routes en bon état…) ne sont pas toujours au rendez-vous.
- Pour résumer, rester simple et éviter toute attitude arrogante ou de supériorité.
Conseils pour les groupes
Les conseils pour les groupes sont les mêmes que pour les personnes mais les difficultés d’accueil seront multipliées à mesure que le groupe est agrandi. Pensez-y en préparant votre voyage, modulez la taille de votre groupe et n’hésitez pas à parler des difficultés (transports, hébergement, restauration) avec les personnes qui vous accueillent.
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