La peinture haïtienne prend donc racine dans ces premières représentations, mais elle s’est surtout développée au début du 20e siècle, sous l’impulsion d’un peintre américain Dewitt Peters qui a créé le « Centre d’Art » à Port-au-Prince, de Selden Rodman, professeur d’anglais, et de plusieurs écrivains qui ont séjourné dans l’île, notamment le Cubain Wifredo Lam, les Français André Breton et André Malraux.
Parmi les milliers de peintres haïtiens, on peut citer les plus connus : tout d’abord des femmes peintres, minoritaires : Luce Turnier, Tamara Baussan, Michèle Manuel ; puis les auteurs des fresques ornant l’église Sainte-Trinité (écroulée lors du séisme du 12.01.10) : Hector Hyppolilte, Wilson Bigaud, Préfète Duffaut, Castéra Bazile ; le peintre du « panthéon vaudou » : André Pierre ; un portraitiste génial : Mario Benjamin ; le « maître des masques » Tiga et, avec lui, les peintres de l’école « Saint-Soleil » qu’il a créée : Prosper Pierre-Louis, Richard Antilhomme, Saint-Jean Saint-Juste, Louisianne Saint-Fleurant, Levoy Exil qui ont peint, disaient-ils « inspirés par les loas » ; et enfin, last but not least, Barbara Prézeau, peintre et plasticienne qui a créé la fondation Africa-America, pour rapprocher l’art des deux continents…
De nombreux ouvrages décrivent la peinture haïtienne, mais la sculpture –sur bois, racines, pierre, argile, métal…- est moins bien servie, sauf « la sculpture bidon » ou « fers découpés » qui a fait l’objet de plusieurs livres ; cet art/artisanat est fortement inspiré des mythologies grecque et vaudou et est illustré par Serge Jolimeau et ses successeurs.