Si en Haïti, la musique de variété est moins présente que dans la grande île voisine de Cuba, de nombreux groupes musicaux peaufinent chaque année de nouvelles chansons pour la fête de Carnaval ; ces chansons qui passent à la radio et dans les boîtes de nuit, seront sur toutes les lèvres pendant les « 3 jours gras ». Le Carnaval n’a pas eu lieu cette année, du fait du séisme, mais les années précédentes, le Carnaval de Port-au-Prince et de Jacmel attiraient du monde et la vente de CD était importante. Les groupes musicaux qui ont recherché les racines africaines, s’appellent « groupes racines », tels RAM, Boukman Expérience, Ti-Coca… Wiclef Jean, jeune musicien de variétés d’origine haïtienne et vivant aux Etats-Unis, a eu un grand succès avec son groupe les Fugees et il est très présent sur le front humanitaire en Haïti.
La musique classique est surtout représentée par l’orchestre symphonique de la Ste-Trinité à Port-au-Prince et l’orchestre de Jacmel, qui se reconstituent après le séisme. Leur répertoire comprend les grands classiques européens, ainsi que des compositeurs haïtiens.
La musique paysanne est jouée par des « bandes à pied » ou « raras », qui sortent chaque fin de semaine, depuis Noël jusqu’à Pâques. Les instruments sont sommaires : trompes en bambou ou en métal appelées « vaccines », hochets, sifflets… Les paroles sont inspirées du vaudou.
Lors des cérémonies vaudou, les tambours, de différentes tailles, ont un caractère sacré : leur sonorité et leur rythme sont associés aux loas invoqués.
La musique est très souvent dansée, soit danses profanes, de salon ou folklorique, soit danses rituelles et sacrées, pratiquées en l’honneur des divinités vaudou.