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Le partenariat du Collectif Haïti de France avec le Mouvement Paysan de Gros Morne

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L’histoire du MPGM

Le MPGM (Mouvement des Paysans de Gros-Morne), est une structure fédérative qui rassemble les groupements paysans des huit sections communales de Gros-Morne dans le département de l’Artibonite. Le mouvement a pris sa source dans le bouillonnement associatif des années 60-70. Mais sa naissance officielle remonte à 1988 et son existence a été légalisée en 1994. Le mouvement avait démarré avec des groupements mixtes. Depuis 1989, il compte aussi des groupements féminins dont les principales activités sont la médecine naturelle (savon, pommade, sirop…etc), le commerce, le petit crédit, la transformation des produits agricoles (confiture, mamba, mangue séchée… etc.). L’histoire du mouvement s’inscrit dans la volonté des paysans et des paysannes de Gros-Morne de se prendre en charge. Au début, ils ont cheminé avec l’ONG internationale CARITAS qui leur a permis de se regrouper et de bénéficier de formations et d’appuis avant d’entamer un processus d’autonomisation.

Les objectifs du MPGM

Le MPGM s’est fixé pour objectifs d’améliorer la vie des paysans de la Commune de Gros Morne sur le plan économique, social, culturel, revendicatif. Le MPGM est composé de 750 groupements paysans et de 130 associations de femmes entre 10 et 13 personnes. Il compte environ 11000 adhérents. Ce nombre serait en diminution à cause de l’augmentation de la misère et du phénomène de l’exode rural lié à la situation de crise que connaît Haïti depuis plusieurs années.

Quelques réalisations

Le mouvement accompagne les paysans et s’engage dans un processus de transformation sociale en développant des activités dans différents domaines : santé, éducation, caisse populaire, crédit, commerce, transformation des produits, etc.
Aujourd’hui, le mouvement porte à son actif :
- 75 captages de sources,
- 25 forages et aménagement de puits,
- plus d'un millier de latrines,
- 2 centre de santé,
- 2 école,
- de la sensibilisation pour reboisement,
- la mise en place de pépinières,
- une centaine de centres d’alphabétisation,
- 7 silos,
- une cassaverie,
- une coopérative de 30 planteurs de manioc,
- un moulin motorisé pour le mamba (pâte d’arachide),
- 3 moulins motorisés pour le maïs,
- 2 moulins motorisés à canne à sucre,
- 2 ateliers de transformation de fruits (600 pots de confiture, 1000 pots de gelée, 2500 sachets de mangues séchée),
- 3 pompes d’arrosage pour 3 carreaux pour l'irrigation,
- la protection du bassin versant de Rivière-Mancelle.
- Des actions de micro-crédit : banque d’outils, un magasin agricole, un magasin communautaire, 19 petites caisses populaires.
L’ensemble de ces petites caisses a donné naissance à la KPEGPM (Kès Popilè Espwa Gwo-Mòn). Cette dernière considérée comme la plus importante du pays a été alimentée au départ par les cotisations des membres des différents groupements paysans du MPGM dans le but de développer les activités de crédit pour soutenir les initiatives du mouvement et pour une plus grande efficacité de services.

Relations et partenariats

Le MPGM a des relations et travaille en lien avec plusieurs d’ONG notamment par le truchement des groupements de base. On peut en citer quelques unes :

Relation avec le Collectif Haïti de France

Depuis plusieurs années, le MPGM mène une réflexion profonde notamment avec l’aide d’agronomes haïtiens sur les perspectives économiques qu’offre la mangue francique, la production la plus importante de la région. Dans cette optique, le MPGM développe un partenariat avec le KNFP (Konsèy Nasyonal Finansman Popilè), le Collectif Haïti de France, l’Institut Panos, le CCFD (Comité Catholique Contre la Faim et pour le Développement), la société Perche Activités, et surtout la SIDI (Société Internationale de Développement et d’Investissement) et CORDAID pour la mise en place d’un projet de valorisation de la mangue réunissant petits producteurs et exportateurs. En ce sens, plusieurs études ont été réalisées de concert avec les différents partenaires et financées par la SIDI et CORDAID.