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Quelques points de repère

Quelques chiffres :


· Population en République Dominicaine: 9 millions en 2006.
· Haïtiens vivant en République Dominicaine : selon les sources, de 500 000 à un million.
· 40 % des migrants seraient travailleurs agricoles, 38 % travailleurs de la construction, 8 % dans les petits commerces et 2 % dans les services domestiques. 70 % seraient des hommes. Une grande partie des migrants viendrait du sud d’Haïti .

 




Histoire :


1492 : Christophe Colomb découvre l’île et lui donne le nom d’Hispañola. Le territoire de l'actuelle République dominicaine est issu d'un partage effectué à la suite du traité de paix de Ryswick (1697) qui divise l'île en deux : la partie occidentale (future Haïti) revient à la France, et l'Espagne obtient la partie orientale. L'Espagne cède sa colonie à la France en signant le traité de Bâle en 1795.


1801 : Toussaint-Louverture prend possession de la partie orientale qu'il souhaite rattacher à la colonie française. Cela a permis la libération des esclaves de la partie espagnole. Les troupes françaises, défaites en 1803, parviennent à se maintenir dans la partie orientale rattachée à l'Espagne par le traité de Paris en 1814. Mais la tyrannique administration espagnole provoque la révolte des Dominicains qui proclament leur indépendance en 1821.

1822 : le président haïtien Jean-Pierre Boyer annexe la partie orientale jusqu'en 1844. La violence de l'Etat haïtien s'exerça dans la même intensité aussi bien en Haïti qu'en République Dominicaine. Une insurrection chasse les haïtiens de Saint-Domingue et Juan Pablo Duarte proclame la République. Le président Pedro Santana sollicite l'Espagne qui annexe de nouveau le pays et ne parvient pas à mettre fin à l'instabilité. En février 1865, les Dominicains recouvrent leur indépendance, mais les partisans de la tutelle américaine et ceux du retour à l'autorité espagnole s'opposent face au climat d'instabilité régnant.

1906 : le pays signe un traité d'une durée de cinquante ans avec les États-Unis. L'administration et les services douaniers passent sous leur contrôle en échange du paiement de la dette.

1916-1924 : les Américains occupent le pays.

1930-1961 : élu avec le soutien des États-Unis, Rafael Leonidas Trujillo règne sans partage. L'ensemble de l'économie passe sous son contrôle et, menant une politique de grands travaux, il parvient à assainir la situation financière. En 1937, il ordonne à l'armée de tuer des milliers de sans papiers Haïtiens dans les provinces frontalières. Cette politique nommée « Dominicanisation de la frontière » dont la violence gratuite est choquante suscite de vives protestations internationales. Elle laisse des cicatrices très sensibles encore aujourd'hui dans les rapports entre les deux pays. Enfin, compromis dans la tentative d'assassinat du président vénézuélien Romulo Betancourt en janvier 1960, le dictateur est abandonné par les États-Unis et assassiné par un commando de militaires dominicains le 30 mai 1961. Mais le système « trujilliste » n'est pas mort avec lui.

1962 (décembre) : la première élection libre depuis 40 ans porte au pouvoir Juan Bosch, le chef du Parti révolutionnaire dominicain (PRD) qui prend ses fonction en février 1963. Sa trop grande sympathie à l'égard du régime castriste et son respect de la constitution lui vaut d'être renversé, en septembre 1963, par un coup d'État militaire soutenu par les élites du pays qui mettent en place un triumvirat civil dirigé par Donald Reid Cabral.

1965 (avril) : Donald Reid Cabral est lui-même renversé par un coup d'État des militaires libéraux réclamant le retour de Juan Bosch, exilé à Porto Rico, et l'application de la constitution de 1963. La confusion générale, la très mauvaise information des militaires dominicains et des diplomates américains sur la réalité de la situation provoquent une intervention armée, violente et disproportionnée, des États-Unis. Des milliers de civils dominicains perdront la vie dans cette courte période d'espoir démocratique.


1966 (juin) : cette période est dominée par la présidence de Joaquín Balaguer, ex bras droit de Trujillo et chef du Parti réformiste social-chrétien, qui tient les rênes du pouvoir pendant 22 ans d'une main de fer. Grâce aux importants revenus du sucre, aux investissements étrangers et au développement du tourisme, la République dominicaine connaît une certaine prospérité menacée par une instabilité constante. Réélu en 1970 il doit laisser la place, en 1978, au candidat du Parti révolutionnaire dominicain Silvestre Antonio Guzmán qui, après avoir fait échouer un complot militaire, procède à une libéralisation du régime. L'effondrement des cours du sucre et les mesures d'austérité imposées par le FMI provoquent des émeutes en 1984 et 1985.
Balaguer retrouve le pouvoir à l'élection présidentielle de 1986, et est réélu en 1990 et en 1994. Deux ans plus tard, il quitte ses fonctions après l'élection du candidat de centre-droit Leonel Fernandez, le 30 juin 1996. L'accession au pouvoir de Fernandez est le résultat d'un accord avec le parti de J. Balaguer afin d'empêcher la victoire du candidat du PRD, Jose Fransisco Peña Gomez, accusé d'être d'origine haïtenne; lors du premier tour électoral, il a obtenu 46% des voix contre 39% à Fernandez.

2000 : c'est le social-démocrate Hipolito Mejia qui accède au pouvoir. Mais incapable de maîtriser la crise économique, il perd les élections présidentielles de août 2004 au profit de Leonel Fernandez.

2006 (16 mai) : des élections législatives, sénatoriales et municipales lui ont permis, avec son parti, le Parti de la Libération Dominicaine (PLD) de disposer d’une majorité absolue au sénat et à l’assemblée nationale. Il a remporté également la quasi totalité des 151 municipalités du pays.

Malgré l’opposition de l’Alliance Rose (PRD et PRSC) Leonel Fernandez n’a pratiquement pas d’adversaire au niveau national et régional. Les élections présidentielles ont eu lieu en mai 2008. Il a été réélu à la tête du pays pour quatre ans.