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Situation des Haïtiens migrants

en Guyane

 

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L’arrivée des immigrés Haïtiens a débuté, en Guyane, dans les années 1970, et s’est ensuite         développée dans les années 1980 . Cette population au départ, composées d’une main-d’œuvre masculine venue travailler en Guyane, au moment des « grands chantiers », s’est rapidement féminisée . Puis, avec la politique du regroupement familial, de jeunes Haïtiens sont également venus retrouver un parent et se scolariser en Guyane. Cette politique a permis aux familles haïtiennes de s’installer durablement et à la migration haïtienne de se stabiliser, mais elle a aussi eu pour effet, d’accroître la visibilité sociale et démographique d’une communauté jusqu’alors plutôt discrète (Gorgeon et al., 1986). Après avoir développé des procédures de régularisation des immigrés clandestins dans les années 1980, les pouvoirs publics ont fait le choix dans les années 1990, de refouler systématiquement les « nouveaux arrivants ».

Si l’entrée illégale sur le territoire français des immigrés Haïtiens se poursuit encore aujourd’hui, l’Etat a intensifié les contrôles aux frontières et consolidé son dispositif en augmentant les effectifs de l’armée, de la police et de la gendarmerie. Il n’a toutefois pas réussi à maîtriser une situation géographique « poreuse » liée à un contexte social et économique particulièrement attractif, notamment pour les populations des pays voisins.

Dans les années 1990, la part des Haïtiens reste assez importante par rapport à l’ensemble des populations immigrées en Guyane. Les Haïtiens se concentrent dans les grandes villes : Kourou, Saint-Laurent du Maroni et l’île de Cayenne (Cayenne et sa communauté urbaine) pour la Guyane.

Au fur et à mesure que se développait l’immigration en Guyane dans les années 1980-90, les Haïtiens ont été désignés à plusieurs reprises, comme les responsables des problèmes socioéconomiques que rencontraient ce département. Il faut dire que la Guyane a connu au cours de cette décennie plusieurs crises économiques touchant successivement tous ses secteurs d’activités. La plupart des Haïtiens (généralement employés dans les communes de l’intérieur comme travailleurs agricoles ou forestiers, occupant dans les villes, des emplois de manœuvres dans les micro-entreprises, les commerces alimentaires, les garages ou les restaurants, le bâtiment ou les travaux publics), se sont retrouvés au chômage et leurs conditions de vies se sont rapidement dégradées. Les contrôles administratifs s’intensifiant, les emplois de domestique, de jardinier ou d’homme à tout faire, qu’ils occupaient chez les particuliers, se sont raréfiés. Assujetties aux bonnes dispositions de leurs employeurs, leurs conditions de travail sont devenues de plus en plus précaires.

source : Extraits d’une intervention de Eric Gallibour (Lapsac, Université de Bordeaux II) lors de la 3ème journée d’études doctorales sur la Caraïbe, 17 juin 2003.

Voici le parcours d'un Haïtien souhant obtenir une carte de séjour en Guyane

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