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Axe 3 : Soutenir la société civile haïtienne via une approche transversale des droits humains

Le Collectif Haïti de France manifeste, par des actes forts une solidarité avec les populations haïtiennes via la mise en place de partenariats liés à une approche tranversale des droits humains.

Notre méthode de travail consiste à appuyer des actions de terrains via des partenariats solides avec des organisations de la société civile haïtienne comme le sont le Groupe Médialternatif, le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés ou encore Veterimed afin d'amener des propositions sur l'évolution du champ politique des différents champs considérés : droit à l’information et l'éducation, droit à la souveraineté alimentaire, droit des migrants, droit à l’identité, droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Soutien au projet " Solidaires des éleveurs haïtiens"  du programme Let agogo " de Veterimed, en partenariat avec AVSF.

Partenariat avec le Groupe Médialternatif ( Projet de Télécentre dans les camps de déplacés, Projet de réseau de pigistes en régions pour une meilleure information notamment dans Une Semaine en Haïti)

Partenariat avec le Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés - GARR et le projet d'appui aux migrants haitiens des territoires français.

Via les associations membres, qui apportent un appui technique et financier de la conception à la réalisation des projets initiés par leurs partenaires haïtiens.

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L'action spécifique du Collectif Haïti du France pour l'Histoire d'Haïti dans les manuels scolaires français.

À l'occasion de la célébration du bicentenaire de l’indépendance d’Haïti (1804 – 2004), le Collectif Haïti de France a décidé de plaider en faveur d’une meilleure vision de l’histoire de St Domingue et de la naissance de la République d’Haïti dans les manuels scolaires français.

Après avoir constitué un groupe de travail en septembre 2004 nous avons élaboré un texte qui a été soumis au Comité pour la mémoire de l’esclavage. Ce comité, émanant du ministère de l’Outre-Mer, a remis son rapport au Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, le 12 mai 2005.

Dans son rapport, le comité souligne notamment que « La colonie de Saint-Domingue, devenue Haïti en 1804, doit en particulier occuper une place spécifique au sein du chapitre consacré à la question »

Une circulaire, n° 2005 – 172 du 2 novembre 2005, signée par le directeur de l’enseignement scolaire, concerne le devoir de mémoire et indique que « le thème de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions s’inscrit dans la mission d’éducation » Elle souligne également que « Cette mémoire participe en effet à la formation d’esprits éclairés et de citoyens responsables, tolérants et ouverts à autrui. Il convient de souligner auprès de la communauté éducative l’importance de cette dimension de notre mémoire nationale et d’inciter à mieux la prendre en compte dans les enseignements et dans les actions éducatives »

Nous avons envoyé plusieurs lettres aux divers responsables des services du ministère de l’éducation nationale et aux éditeurs de manuels scolaires. Ceux-ci ont la liberté d’écrire ce qu’ils veulent en respectant les grandes lignes des directives nationales données par les services de l’éducation nationale en charge des programmes scolaires. En tout état de cause et compte tenu des délais de mise en place des diverses mesures proposées par le Comité et des aménagements des programmes d'Histoire, d'importantes modifications ont pu être constatées en 2006.

Nous devons apporter une attention particulière à observer régulièrement la mise en œuvre et l’application des mesures qui sont énoncées dans le dernier rapport du Comité pour la mémoire de l’esclavage. Les avancées des travaux de recherches historiques, la perception de la question coloniale et, partant, la connaissance historique a nettement progressé. Avec l'évolution rapide des nouvelles technologies, cette connaissance est diffusée dans un public plus large.