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20/10 GARR - Une militante des droits des femmes et des filles menacée de mort à Canaan

 Une militante des droits des femmes et des filles menacée de mort à Canaan

 

La militante des droits des femmes et des filles, Sanièce Petit Phat, a déclaré être l’objet de menaces de mort de la part de Sauveur alias Tibatkò, un résident de Jérusalem 7, de la localité de Canaan, au Nord de Port-au-Prince.

 

La Coordonnatrice du " Mouvman Fanm Lakay an Aksyon (MOFALAK)" qui réside aussi dans cette localité, a dit prendre très au sérieux les menaces proférées à son encontre et à l’encontre des membres de sa famille depuis plusieurs mois.

Depuis son arrivée à Jérusalem 7, à travers l’organisation féminine qu’elle dirige, Mme Sanièce Petit Phat a précisé qu’elle n’a jamais cessé de dénoncer les violences dont sont victimes au quotidien les personnes vulnérables de la zone, notamment les femmes et les filles.

Violences physique, psychologique, verbale et économique telles sont les diverses formes qu’elle dit avoir toujours dénoncé et dont sont victimes de temps à autres les femmes et les filles vulnérables à Canaan. Cette zone, on se le rappelle, avait été déclarée d’utilité publique après le séisme du 12 janvier 2010.

La militante des droits humains a indiqué que les menaces proférées par Sauveur à son encontre sont déjà en état d’exécution.

En effet, le mercredi 11 octobre 2017, Raymond Charité, un neveu de Mme Petit Phat a été blessé à l’arme blanche tandis qu’il travaillait sur un chantier. Il a été transporté à un centre hospitalier de la Croix-des-Bouquets pour se faire soigner.

Sauveur, l’agresseur, a indiqué qu’il continuera à agir violemment jusqu’à ce qu’à ce que la militante des droits humains et sa famille laissent la localité de Canaan, a expliqué Mme Petit Phat qui s’était montrée visiblement très effrayée.

La militante des droits des femmes et des filles a souligné avoir porté plainte contre Sauveur et que la police a procédé à son arrestation, le 17 octobre 2017.

Mme Sanièce Petit Phat appelle à la collaboration de toutes les organisations des droits humains, notamment celles qui militent pour le respect des droits des femmes et des filles afin que la justice haïtienne puisse continuer à faire impartialement son travail autour du dossier.