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01/07 GARR - 61,302 personnes déplacées internes croupissent encore sous des tentes en Haïti

 61,302 personnes déplacées internes croupissent encore sous des tentes en Haïti

61,302 Personnes déplacées du séisme du 12 janvier 2010 vivent encore dans 33 sites d’hébergement, selon un rapport publié le 30 juin 2016 par l’OIM. Les trois (3) communes qui ont la population déplacée la plus importante sont Delmas avec un total de 9,930 familles soit 32,637 personnes, Croix-des-Bouquets, 2,477 ménages soit 10,799 personnes et Léogâne où 1,025 familles ont été dénombrées soit 4,200 personnes. 5 sites par commune ont été aussi recensés.

Carrefour, Cité Soleil, Gressier, Pétion-Ville, Port-au-Prince et Tabarre figurent également parmi les autres communes contenant jusqu’à date des déplacés internes, lit-on dans le rapport.

Suite à des visites de terrain réalisées entre le 1er avril et le 30 juin 2016, 3 camps ont été fermés, a précisé le rapport. 268 ménages soit 1,004 personnes ont été relocalisés grâce à des programmes de retour assistés.

De juillet 2010 à juin 2016, 82,589 familles soit 277,807 personnes ont bénéficié des programmes de retour de l’organisation qui ont permis la fermeture de 545 sites. Durant la même période, une diminution de 95.4% du nombre de ménages déplacés a été observée, a poursuivi le rapport.

Plusieurs organisations nationales dont le GARR n’avaient pas hésité à questionner le programme de subvention au loyer, quoiqu’il ait permis à un grand nombre de personnes de laisser les sites. Ce programme mené par l’Etat haïtien et des organismes internationaux, selon ces organisations, n’a pas offert de solutions durables en matière de logement aux familles victimes du séisme. Ce qui fait que bon nombre de bénéficiaires dudit programme se retrouvent dans la rue après une année de loyer. Or l’Etat haïtien a l’impérieuse obligation de garantir le droit au logement de toutes les familles haïtiennes, selon les prescrits de sa Constitution et des instruments internationaux en la matière.

Pourtant, plus de six ans après, il est regrettable de voir qu’il n’y a pas toujours d’autres projets de logement social en support avec ce programme de relocalisation.

Le GARR qui plaide pour le respect du droit au logement des familles déplacées n’a de cesse promouvoir la coopérative de logement comme alternative pour faire face au déficit criant de logement en Haïti. Mis à part des actions de plaidoyer auprès des différentes institutions étatiques qui interviennent dans ce domaine, 5 coopératives de logement ont pris naissance avec le support de l’institution dans le Plateau Central où une centaine de maisons ont été construites après le séisme.