![]() | 11/01 | Organisations de Solidarité Internationale et Collectivités Territoriales: Comment mieux intervenir ensemble en Haïti au service d'une décentralisation effective ?LIRE LE DOCUMENT en cliquant sur l'image
Avant Propos L’organisation d’une journée de réflexion autour de la question "Organisations de Solidarité Internationale (OSI) et Collectivité Territoriale (CT) : comment mieux intervenir ensemble en Haïti ?" a été inscrite dans l’agenda de travail de l’Espace de Partenariats franco-haïtiens (EPFH). Issu du groupe des OSI en charge du suivi de la Commission Mixte franco-haïtienne jusqu’en 2005, l’EPFH s’est créé comme un espace de dialogue dont le but est de contribuer à améliorer les actions des organisations participantes par une meilleure connaissance de chacun et de stimuler les dynamiques, réflexions et actions collectives entre acteurs liés à Haïti. En 2010, à la suite de la catastrophe majeure du 12 janvier, le nombre de participants à l’EPFH a sensiblement augmenté. D’un groupe de 8 OSI, l’EPFH compte aujourd’hui 21 participants réguliers. Le séisme du 12 janvier a cruellement rappelé l’enjeu de la décentralisation en Haïti et du nécessaire renforcement des collectivités territoriales. Lors de la Conférence des donateur à New-York, le 31 mars 2010, les OSI internationales se sont engagées à travers le document présenté sur " Les principes et recommandations pour la participation des ONG internationales à la reconstruction et au développement d’Haïti ". Au nom des ONG françaises, Coordination Sud a contribué activement à la rédaction de cette position en s’appuyant directement sur les travaux engagés au sein de l’EPFH. Avaient ainsi été mis en avant des engagements concernant :
Les OSI membres de l’EPFH ont donc décidé de co-organiser avec Cités-Unies France (CUF) ce temps de réflexion autour d’une problématique devenue un enjeu crucial pour un développement territorial harmonieux et intégré, capable de générer un processus durable de reconstruction. Conduites à travailler sur des territoires communs, la société civile (OSI) et les collectivités territoriales du Nord et du Sud influent, ensemble mais parfois de manière parallèle et non coordonné, sur la gouvernance, l’aménagement et le développement social et économique de ces territoires. En tant qu’OSI françaises, dont la première mission est de renforcer la société civile haïtienne, nous souhaitions donc nous interroger, à travers l’organisation de cette journée, sur la manière de mieux prendre en compte et d’incorporer dans nos programmes et nos modalités de coopération et partenariat, les collectivités haïtiennes, leurs compétences et leurs besoins. Dans un contexte marqué par le manque de ressources humaines formées et la faiblesse des moyens d’action de nombreuses collectivités locales haïtiennes auprès des populations locales, la situation post-séisme interroge avec plus d’acuité encore celui de la décentralisation :
En contribuant au renforcement de la société civile haïtienne, l’objectif prioritaire des OSI françaises est également de favoriser le plus efficacement possible le dialogue entre cette société civile et les collectivités locales : Dans nos pratiques de coopération, comment promouvoir ou consolider l’organisation de ce dialogue et de pratiques de démocratie locale ? Durant cette journée, les intervenants haïtiens et français ont apporté des éclairages sur les compétences légales, juridiques et les moyens des collectivités haïtiennes, souvent encore mal connues des OSI françaises. Grâce à un dialogue ouvert, franc et précieux, car encore trop rare, entre OSI et collectivités présentes, nous avons pu partager les difficultés rencontrées dans nos coopérations, avancer sur des propositions concrètes et partagées, définir finale- ment plus clairement jusqu’où les OSI françaises peuvent aller dans leur appui aux collectivités. Ce document est le fruit de ces débats et se veut un outil pratique et de formation au service de toutes les OSI françaises et collectivités collaborant en Haïti.
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