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Retour de JC Duvalier sur le territoire haïtien

17/01/2011

 

 

Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés GARR

site : www.garr-haiti.org

 

Haïti : il faut que Jean-Claude Duvalier comparaisse en justice pour violations des droits humains

Lundi 17 janvier 2011

 

Amnesty International a demandé aux autorités haïtiennes de déférer à la justice l'ancien président Jean-Claude Duvalier - surnommé « Bébé Doc » - pour les violations des droits humains commises sous son régime dans les années 1970 et 1980.

« Les violations des droits humains à grande échelle commises systématiquement en Haïti sous le régime Duvalier constituent des crimes contre l'humanité, a déclaré Javier Zuñiga, conseiller spécial d'Amnesty International. Haïti se doit d'engager des poursuites contre lui et toute autre personne responsable de tels crimes. »

 Jean-Claude Duvalier est retourné en Haïti le 16 janvier à l'issue de près de 25 ans d'exile en France. Il avait fui Haïti en 1986 face à un soulèvement populaire, qui avait été violemment réprimé par les forces armées haïtiennes de l'époque et une milice locale, les « tontons macoutes ».

 Tout au long des quinze années pendant lesquelles Jean-Claude Duvalier a occupé le pouvoir (1971-1986), la torture systématique et les autres formes de mauvais traitements étaient monnaie courante en Haïti.

 Des centaines de personnes ont « disparu » ou ont été exécutées. Les membres des forces armées haïtiennes et les Volontaires de la sécurité nationale (surnommés les « tontons macoutes ») jouaient un rôle prépondérant dans la répression des personnes militant en faveur de la démocratie et du respect des droits humains. Les « tontons macoutes » ont été démantelés en 1986 et Jean-Claude Duvalier est parti en exil.

 « Les autorités haïtiennes doivent mettre fin au cycle de l'impunité qui prévaut en Haïti depuis des décennies, a déclaré Javier Zuñiga. Ne pas traduire en justice les responsables ne pourraient qu'entraîner de nouvelles atteintes aux droits humains. »

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O N È - R E S P È
Sant Ekimenik Dwa pou Tout Moun
Centre Oecuménique des Droits Humains


UN PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
QUELQUES JOURS AVANT LA FIN DE SON MANDAT
TRAHIT SA MISSION DE GARDIEN DE LA LOI ET DU DROIT



Haïti a été pendant longtemps un pays respecté.
A travers le monde.
Un pays qui s’était libéré d’un effroyable système d’esclavage
qui avait aidé les combattants de la liberté à travers les Amériques,
un Miranda, un Simon Bolivar.
Et même jusqu’en Europe avait aidé la Grèce.

Voici maintenant un héritage jeté par-dessus bord
Voici que nous avons, maintenant, le privilège d’offrir refuge à ceux là même qui ont massacré nos frères nos sœurs
A ceux qui ont lentement exterminé nos jeunes, nos militants, nos pères, nos mères, nos épouses et nos enfants, le peuple haïtien, dans le marécage de Fort-Dimanche et partout dans le pays profond.
Refuge et impunité à ceux qui avaient tranquillement détourné l’argent du pays dépensant et gaspillant à tous vents
le confiant à la garde de banques étrangères

OUI, VOICI LE MOMENT DE S’INDIGNER, OUI VOICI LE MOMENT DE SE METTRE DEBOUT
et de crier d’une seule voix
contre les pasteurs voleurs de troupeaux ou qui le sont devenus
ces chefs d’état transgressant leur mandat,
gardiens de la maison
offrant à des brigands refuge et protection
au delà de toute décence et de tout honneur
Sous le prétexte fallacieux qu’il serait venu le temps pour le pays de se réconcilier avec soi-même
En accueillant à la même table les coquins d’hier et d’aujourd’hui
Pour que le bien se réconcilie avec le mal

Parce qu’il serait venu le temps de prêcher l’oubli des souffrances
de tant de familles
les tortures et la lente extermination à Fort-Dimanche
la permanente humiliation des sans droits
la différence entre le mal et le bien
qu’il serait venu le temps pour tous d’être compagnons de marche vers l’avenir en honorant et acceptant l’ignominie d’hier
et qu’il soit dorénavant connu que la République d’Haïti
désormais ne reconnait plus l’existence du crime.

Qu’elle accepte de recevoir sans problème
ceux qui ont fait couler le sang de ses fils et de ses filles
ceux qui ont maintenu tout un peuple prisonnier de la faim et de la misère.

Telle est la nouvelle qu’un chef d’état a lancée au monde
a annoncée à son peuple
vingt et un jours avant le terme de son mandat.

Jean-Claude Bajeux
17 janvier 2011

 



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