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Les personnes sinistrées ne décolèrent pas pour l’accès à des logements décents

09/09/2010

jeudi 9 septembre 2010

P-au-P, 09 sept. 2010 [AlterPresse] --- « La bataille pour l’accès à des logements adéquats est un devoir citoyen », selon la « Force de Réflexion et d’Action sur la Problématique du Logement » (FRAKKA), qui appelle les personnes déplacés après le séisme du 12 janvier en Haïti à tenir un sit-in, ce vendredi 10 septembre 2010, devant le siège de la Primature, à Port-au-Prince.

« Nous n’irons pas aux élections sous les tentes », menace FRAKKA dans un communiqué distribué à la presse et dont AlterPresse a reçu copie.

Le groupe de pression créé après le séisme du 12 janvier 2010, à l’initiative notamment de membres de camps de déplacés, brandit, par ailleurs, l’article 22 de la constitution de 1987. Celui-ci stipule : « L’Etat reconnaît le droit de tout citoyen à un logement décent, à l’éducation, à l’alimentation et à la sécurité sociale ».

FRAKKA a participé, mi-août, aux côtés notamment de l’organisation syndicale « Batay Ouvriye » et de la Plate-forme des Organisations Haïtiennes de Droits Humains (POHDH), à des manifestations lancées par des responsables de comités de camps de personnes déplacées.

Ces organisations avaient alors fait état de menaces et d’expulsions forcées dans plusieurs camps, dont ceux situés sur les places publiques Boyer et St Pierre, à Pétion-ville (8 km à l’est de Port-au-Prince), et de Cote Plage 16, chez les sœurs Salésiennes à Carrefour (10 km au sud de la capitale).

Un peu plus d’un millier de centres d’hébergement spontanés ont été érigés, dans les zones touchées par le séisme, au lendemain du 12 janvier. Ces centres accueillent environ 1,5 million de personnes sinistrées, selon les travailleurs humanitaires présents sur place en Haïti. Environ 3% de ces centres ont, à ce jour, été relocalisés, selon la même source.



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