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Des femmes déplacées planifient leur avenir à Belladère

24/08/2010

Des projets de vie, des activités économiques solidaires, des idées sur un meilleur avenir,… c’est ce qui ressort de la clôture des ateliers de soutien psycho-émotionnel, réalisée le 31 juillet 2010 au local du GARR à Belladère. Les femmes déplacées ont fait part de leurs initiatives pouvant générer des revenus : Boulangerie/Pâtisserie, Moulin à mais, élevage, boutiques de vêtements, restaurant et usine à glace… Elles ont affirmé que le séisme du 12 janvier 2010 est déjà derrière elles et qu’elles sont prêtes à affronter désormais leur avenir...


« Nous sommes des femmes vaillantes. Peu à peu, nous bâtirons notre avenir », tel est le thème autour duquel s’est déroulée, le 31 juillet 2010, la clôture des ateliers psycho-émotionnels en faveur des femmes déplacées de Belladère. C’était l’occasion pour ces personnes de réfléchir sur des activités économiques concrètes basées sur la solidarité, la coopérative, l’entraide qu’elles pourront réaliser. Boulangerie/pâtisserie, Moulin à mais, élevage, store de chaussures, Restaurant/usine à glace, sont, entre autres, les activités identifiées par les déplacées.


Depuis le mois de mars 2010, le GARR a entamé un processus de prise en charge psychosociale d’une soixantaine de femmes déplacées à Belladère, frontière du département du centre. Les placées qui ont eu la possibilité de suivre des séances psycho-émotionnelles pour pouvoir surmonter le traumatisme vécu lors du séisme du 12 janvier 2010, sont en train maintenant de réfléchir sur les meilleurs moyens de s’intégrer dans la communauté d’accueil.


Pour faciliter leur réinsertion sociale, les déplacées ont défini des petits projets économiques solidaires. Pendant presque deux heures, elles ont formé 5 groupes afin de travailler sur les grandes lignes de chaque activité choisie. Ces plans d’affaires seront présentés à des bailleurs ciblés par les déplacées elles-mêmes en vue d’éventuels financements.


« A Belladere et Elais Pina, il n’existe aucune usine à glace. Si nous arrivons à mettre sur pied ce projet. Cela va marcher », a déclaré Marline lors de la présentation des activités économiques. Shella a affirmé pour sa part : « Nous avons deux personnes qui ont l’expertise en pâtisserie et une autre qui peut être affectée au service marketing. Nous avons un terrain. Il nous faut du recyclage, des formations en gestion, et des fonds pour démarrer avec notre boulangerie ».


Pour égayer l’activité, une chorégraphie sur la problématique des droits des femmes a été présentée par une troupe de jeunes déplacés(es) et de Belladerois(es) à la fin de l’activité.


Signalons qu’à la veille de la clôture des ateliers psycho-émotionnels, le GARR avait organisé une journée de réflexion sur la violence faites aux femmes dans la commune de Belladère avec des représentants/es d’organisations locales. Plusieurs recommandations sont sorties des réflexions de cette journée comme l’organisation d’un réseau entre organisations pour mieux lutter contre les violations des droits des femmes et la réalisation de rencontres régulières avec les autorités policières et judiciaires.



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