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Une plateforme d’organisations dénonce le blocage de l’aide alimentaire à la frontière de Malpasse

01/07/2010

Une plateforme d’organisations dénonce le blocage de l’aide alimentaire à la frontière de Malpasse


Les autorités haïtiennes bloquent l’entrée des camions d’aide humanitaire qui essayent de traverser la douane de Malpasse à quelques kilomètres de la capitale haïtienne, critique un regroupement d’organisations présentes à Jimani (Plataforma Ayuda Haïti), dans un communiqué transmis à la presse, le 28 juin 2010.

« Les camions qui arrivent à traverser sont ceux qui portent le tampon du Ministère des Finances haïtien, mais ce sont des marchandises commerciales et c’est seulement accessible pour ceux qui peuvent payer. C’est d’autant plus frustrant lorsque l’on pense aux milliers de personnes déplacées qui sont assoiffées et affamées en Haïti, tandis que de ce côté de la frontière l’aide est en train de se gâter et se perdre », lit-on dans ce communiqué.

Tout en déplorant que la Douane formule à chaque fois de nouvelles exigences, la Plateforme signale le manque d’identification officielle du personnel, ce qui favorise, dit-elle, « les pratiques de certaines personnes qui font payer des tarifs invisibles n’apparaissant dans aucun règlement douanier ».

le communiqué de Plataforma Ayuda Haïti

CHAQUE JOUR 500.000 PERSONNES SANS MANGER
(Jimaní, República Dominicana, 28 juin 2010)

Plus de six cent mille personnes touchées par le séisme à Haïti cessent de manger chaque jour puisque les autorités haïtiennes bloquent l’entrée de l’aide humanitaire.

Des milliers de personnes haïtiennes souffrent des effets des pluies constantes dans les campements improvisés tandis que les autorités haïtiennes bloquent l’entrée des camions d’aide humanitaire qui essayent de traverser la douane de Mal Passe à moins de 60 km de la capitale haïtienne, Port-au-Prince.

« Des leaders de sept campements de Port Prince ont reporté le 20 juin dernier qu’ils vivent dans des conditions d’insécurité alimentaire et que la situation est très grave, spécialement pour les enfants et mères qui allaitent » a informé Shaina Aber, chargée de plaidoyer du Service Jésuite aux Réfugiés des Etats-Unis.

Devant cette grave situation, diverses agences internationales et locales d’aide humanitaire présentes à Jimaní se sont réunies à titre d’urgence pour évaluer les alternatives afin de rompre le blocus bureaucratique à la frontière qui semble être orchestré par une partie du gouvernement haïtien.

« Il y a des campements et des familles de déplacés qui ont plus de deux mois sans recevoir eau et aliments puisque chaque jour que nous arrivons à passer la frontière du côté dominicain à la douane de Jimaní avec tout ce que nous ont demandé les autorités haïtiennes, il en résulte qu’elles ont de nouvelles exigences non mentionnées auparavant », a affirmé une représentante de la Plateforme Aide Haïti présente à la réunion.

« Les camions qui arrivent à traverser sont ceux qui portent le tampon du Ministère des Finances haïtien, mais ce sont des marchandises commerciales et c’est seulement accessible pour ceux qui peuvent payer. C’est d’autant plus frustrant lorsque l’on pense aux milliers de personnes déplacées qui sont assoiffées et affamées à Haïti, tandis que de ce côté de la frontière l’aide est en train de se gâter et se perdre », a partagé le représentant d’une des agences.

Une autre irrégularité évidente à la douane de Jimaní est le manque d’identification officielle du personnel de douane ce qui favorise les pratiques de certaines personnes qui font payer des tarifs invisibles n’apparaissant dans aucun règlement douanier.

Les organisations signataires exigent l’arrêt immédiat du blocus inhumain via la mise en place d’une simplification des procédures, pouvant être effectuées à la douane de Mal Passe en cohérence avec la grave situation humanitaire que subit la population haïtienne à Port-au-Prince. Ils proposent finalement qu’un registre d’institutions d’aide humanitaire soit créé, de manière à ce qu’elles puissent effectuer leur travail avec plus de facilités.

GARR

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