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Le système carcéral haïtien 150 jours après le séisme du 12 janvier 2010

22/06/2010

Introduction

Attention à la détention préventive prolongée

La Commission Episcopale Nationale Justice et Paix, institution de l'Eglise catholique œuvrant dans le domaine de la défense de la dignité et des droits humains tient à souligner à l'attention des autorités judiciaires, la réalité de la détention préventive prolongée qui refait surface après les événements du 12 janvier 2010. Il est vrai que ce tremblement de terre a tout remis en question, même les infrastructures judiciaires n'y échappent pas. Il montre en quelques sortes la démission, le manque de gouvernance réel et efficace de l'Etat dans la gestion de l'environnement haïtien. Et, si on a enregistré autant de victimes durant le passage du séisme, ceci est dû à la négligence, l'incivisme, la corruption du système politique et des dirigeants. Ce même constat est valable au niveau judiciaire marqué par l'inapplication des lois pénales, l'irrespect des délais de la garde-à-vue, et le système de faveurs qui approfondissaient le clivage social au niveau des prisons. Tout cela a conduit à la détention préventive prolongée parfois débouchée sur des évasions en cascades comme cela a été le cas après le 12 janvier 2010. Cette situation de détention prolongée tend à réapparaitre.

L’objectif de ce rapport est de montrer la situation du système carcéral haïtien, cent cinquante (150) jours après le séisme du 12 janvier 2010, avec une attention spéciale à la détention préventive prolongée qui refait surface. Il convient d'analyser cette question département par département et prison par prison pour l’analyser bien et de faire des recommandations aux autorités compétentes.
 

pour lire la totalité du rapport, cliquez ici



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