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Collectif Pour La Défense Des Droits Des Caribéens Et Des Caribéennes

29/03/2009

 

Collectif pour la défense des droits des Caraibéens et Caraibéénnes en Martinique


Ce dimanche 29 mars 2009, à la suite du colloque organisé par LE COLLECTIF POUR LA DEFENSE DES DROITS DES CARIBEENS ET DES CARIBEENNES sur l’immigration caribéenne en Guadeloupe et en Martinique, l’ ASSEMBLEE des participants présente la motion suivante :

Nous refusons, compte tenu de notre histoire commune dans le Bassin Caribéen, la définition d’étranger à cet espace que l’Etat français nous impose.
Nous dénonçons les incessantes modifications législatives qui conduisent à des pratiques administratives et judiciaires discriminatoires et inhumaines à l’égard des Caribéens étrangers et de ceux qui les soutiennent.

Nous dénonçons la double discrimination – sexiste et raciste – dont sont victimes les femmes étrangères. Nous condamnons radicalement toute violence à leur égard - en toutes circonstances y compris dans la vie de couple.
Nous exigeons la suppression des arrestations, des détentions arbitraires, des reconduites à la frontière. Etre étranger n’est pas criminel.
Nous exigeons l’arrêt des violences policières à l’encontre des étrangers. Nous exigeons que soient totalement respectés les droits de la défense des immigrés comme de tout être humain – notamment que leurs avocats bénéficient de tous les moyens nécessaires pour organiser leur défense.
Nous exigeons le respect de la législation du travail par les employeurs, tant au niveau de l’embauche que des conditions de travail des salariés étrangers.Nous exigeons que les droits fondamentaux des femmes étrangères soient garantis, notamment dans  les domaines du travail, de la formation et de la vie familiale.


L’ASSEMBLEE appelle les peuples de Martinique et de Guadeloupe à s’associer aux peuples de la Caraïbe dans des actions communes concrètes, nécessaires et efficaces, destinées à faciliter et à
harmoniser la libre circulation des hommes et des femmes caribéens dans leur espace naturel. Elle appelle ainsi à constituer des réseaux de solidarité et de coopération entre les peuples pour faire échec aux pratiques de l’Etat français contre lesquelles les actions individuelles sont peu efficaces. Elle appelle aussi tous ceux qui sont chargés dans nos pays de l’éducation et de la formation à orienter leurs pratiques dans le sens d’une citoyenneté responsable en luttant contre la xénophobie et le racisme, contribuant ainsi au processus de décolonisation de nous-mêmes.


Collectif pour la défense des droits des Caraibéens et Caraibéénnes en Martinique :

ADHM (Association des Haïtiens de Martinique), Amnesty International Groupe 421 Martinique, ASSOKA (Association Solidarité Karaib), Cercle Frantz Fanon, CDMT (Centrale Démocratique Martiniquaise des Travailleurs, CGTM (Confédération Générale des Travailleurs de la Martinique), LDH (Ligue des Droits de l’Homme -Section Martinique), UFM (Union des Femmes de la Martinique)



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