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GARR

04/01/2010

Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés
GARR
69, Rue Christ-roi
Port-au-Prince, Haïti
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MHAVE/ONM/OIM/ DECORATION DE PLUSIEURS MIGRANTS-ES OEUVRANT DANS LE PAYS
Le Ministère des Haïtiens vivant à l’Etranger(MHAVE) a honoré plusieurs représentants-es de communautés de Migrants en Haïti


mercredi 23 décembre 2009

Au cours d’une célébration tenue à l’Hôtel Montana le 18 décembre 2009, le Ministère des Haïtiens vivant à l’Etranger a salué le courage de plus d’une dizaine de Représentants-es de différentes communautés migrantes en Haïti pour leur grande contribution apportée au pays. Le MHAVE a décerné à chacun de ces migrants un certificat d’honneur et mérite, à l’occasion de la Journée Internationale des Migrants.

Les bénéficiaires de ces honneurs ont été le révérend Père Jacques Beaudry du Canada ; M. Matsua Dienguélé de la République du Congo(Brazaville) ; M. Miguel Martinez et Mme Doris Abraham de la République Dominicaine ; Mme Mona Lou Teeter, Soeur Marjorie Raphael et Mme Anne Hastings des Etats-Unis ; le Père Jean Yves Urfié et la Doctoresse Eliane Malebranche de la France ; M. Sakariyamu Adeshina Ligali du Nigéria ; Deux Haïtiens d’origine étrangère ont été également distingués au nom de la communauté arabe, présente en Haïti depuis plus d’un siècle : M. Nésim Isméry de la Palestine et Mme Anne Marie Issa de la communauté Syro-Libanaise. En outre, le MHAVE a honoré, à titre posthume, le journaliste italien Francesco Fantoli assassiné le 6 décembre dans la commune de Delmas.

Le prêtre canadien Jacques Beaudry, de la communauté de Sainte Marie, qui a déjà vécu 44 ans en Haïti, a déclaré être reconnaissant à Haïti pour l’accueil qui lui a été réservé. Il a affirmé que pour changer un pays, « il ne suffit pas de changer des hommes, mais plutôt de changer des cœurs ».

M. Matsua Dienguélé a précisé que sa présence en Haïti s’explique par le fait qu’en 1981, il devait préparer son mémoire de maîtrise sur le vodou et qu’Haïti était le pays idéal. Le congolais a dédié son certificat à titre posthume à son professeur de mathématique Marcel Gilbert, un Haïtien qui a vécu en exil à Brazaville pendant plus de vingt ans.

« Nous sommes deux peuples sur une même île, et c’est nécessaire que la paix règne entre nous pour que nos enfants puissent vivre dans la paix et dans la prospérité » a déclaré le Dominicain Miguel Martinez.

Mme Mona Lou Teeter, américaine, a pour sa part affirmé que « Haïti fait partie de sa vie et qu’elle restera dans le pays aussi longtemps qu’elle le pourra ».

« J’étais arrivée en Haïti en 1955, j’ai travaillé avec les vieillards qui avaient besoin de soins ; aujourd’hui à 86 ans, je travaille encore pour Haïti » a confié la religieuse américaine Marjorie Raphael.

La Doctoresse française, Eliane Malebranche a déclaré qu’elle a épousé un Haïtien, et qu’elle devait vivre et s’adapter à Haïti. Elle a affirmé vouloir continuer à travailler dans le social, notamment avec les femmes car, dit-elle, « cela me plaît ».

Le Nigérian Sakariyamu Adeshina Ligali, plus connu sous le nom de l’Africain a indiqué que lors de sa première visite en Haïti, il a rencontré un cordonnier haïtien qui lui a montré le métier et lui a permis d’apprécier la beauté de ce travail. : « Contrairement à ce que les autres de l’extérieur peuvent penser, Haïti est un pays très hospitalier », a-t-il affirmé.

M. Nésim Isméry a précisé que son travail en Haïti pour le moment consiste principalement à fournir de l’eau potable aux écoles. L’Haïtien d’origine palestinienne a indiqué que d’ici 2018, entre 8000 et 9000 enfants du pays bénéficieront de cette distribution d’eau.

« Mon père est d’origine syrienne et ma mère d’origine libanaise. Mes deux familles sont arrivées en Haïti en 1889. Ma famille s’était vite intégrée dans ce beau pays d’accueil et les unions se sont succédées. Je suis d’abord Haïtienne tout en étant fière de mes origines arabes. J’ai appris très tôt que nous ne faisons qu’un et sommes d’une même famille », a déclaré Mme Anne Marie Issa qui a lancé un appel à tous les Haïtiens d’origine syrienne et libanaise pour qu’ils continuent de travailler pour que leur intégration dans le pays soit plus complète que ce soit au niveau social, politique et commercial. Mme Issa a plaidé en faveur d’échanges culturels entre Haïti et les pays arabes.


Lisane André
Responsable Section Communication et Plaidoyer



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