Adhérents
devenez adhérent
Recherche

Haïti / République Dominicaine

14/10/2009


Source: http://www.lamachette.ca/pressedominicaine131.html

Le militant des droits de l’homme et du travail, le Père Christopher Hartley, somme les dirigeants d’entreprise ainsi que la Commission Européenne de boycotter le sucre dominicain.


MADRID, Espagne, 17 sept. 2009.

Un rapport novateur issu du Département du travail américain révèle la liste des pays et des produits associés aux pires cas de conditions de travail dans le monde. La production de canne à sucre en République dominicaine a été clairement citée pour des cas de main d’œuvre infantile, de travaux forcés et autres abus du genre, corroborant ainsi les multiples plaintes du Père Hartley face à la violation des Droits de l’homme et du travail dans les plantations de canne à sucre dominicaines.

Suite au nouvel Accord de partenariat économique (APE) entre L’Union européenne (UE) et les pays d’Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP), le Père Hartley a sommé les dirigeants des plus grandes raffineries européennes, Tate & Lyle, Sucre St-Louis et Tereos, à revoir leur position face aux droits de l’homme bafoués, avec les récentes importations du sucre dominicain. Le Père Hartley a également attiré l’attention de la Commission européenne (CE) sur le fait que ce sucre importé a été cultivé par des personnes privées de leurs droits les plus fondamentaux.

« C’est la première fois que du sucre provenant de la République dominicaine est disponible sur le marché européen » mentionne le Père Hartley. « Et pour la première fois, ce même sucre dominicain – sciemment produit en violation des principes fondamentaux des droits de l’homme, des normes de commerce équitable, du mandat et de l’esprit de l’APE – sera consommé, chaque matin, par des millions de ménages européens. »

Le Père Hartley soulève de nombreuses questions quant à la responsabilité de surveiller les producteurs dominicains et leurs clients européens. Il évoque le fait que les entreprises certifiées « commerce équitable » peuvent dorénavant, offrir du sucre « non-équitable » dans leur gamme de produits, sans aucune réprobation. Certaines questions planent toujours pour la Commission Européenne quant à l'examen minutieux des acheteurs de l’APE, l’endossement de leurs propres déclarations de responsabilité sociale, les pratiques de droits de l’homme de leurs nouveaux fournisseurs, la responsabilité d’entreprise individuelle, la responsabilité de l’UE/CE de déterminer l’éligibilité des fournisseurs de L’APE et finalement, la conformité des intentions et de l’esprit de L’APE même.

« …Les enfants haïtiens coupent et plantent la canne à sucre. Plusieurs haïtiens, de toutes générations, habitent des campements de travailleurs appelés « batey » qui sont dépourvus de conditions minimales de logement, d’accès aux services de soins de santé et autres services de base, sans compter l’exploitation systématique des enfants au travail. Les enfants d’haïtiens nés en République dominicaine se voient régulièrement refuser l’octroi de leur citoyenneté ou leurs papiers d’identité; leur empêchant du coup d’accéder à l’école au-delà de la 4e année, d’obtenir un emploi légal et autres droits fondamentaux. » - US DOL : « Findings on the worst forms of child labor, » p. 64
http://www.dol.gov/ilab/programs/ocft/PDF/2008OCFTreport.pdf

Le clamant autant comme un impératif des droits de l’homme que de bonnes pratiques commerciales, le Père Hartley exhorte les entreprises et leur conseil d’administration d’acheter du sucre dominicain si et seulement si les abus de droits humains et les conditions de travail quasi-esclavagistes sont rectifiés par les principaux planteurs dominicains : Le CEA, et les autres compagnies nationales, les trois entreprises familiales privées telles Fanjul, Campollo et Vicini.

À cette date, aucune des trois entreprises n’a accepté de relever le défi du Père Hartley de boycotter le sucre dominicain aussi longtemps que les violations des droits de l’homme et du travail persistent. Dans une réponse datée du 15 sept. 2009 au nom de la Commssion Européenne, un membre a reconnu la gravité de la situation mais a rajouté que l’APE « ne s’occupe pas expressément des questions de migration ou de vérification de l’étiquetage des produits issus du commerce équitable. »

Pour communiquer avec le Rév.Père Christopher Hartley
Fundacion Mision de la Misericordia
Tél. : 1-917-887-6908
Courriel : pressmisionmisericordia@gmail.com



Partager