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Agropresse

05/12/2008

 

PRODUCTION NATIONALE/PARTENARIAT
Une compagnie de transfert va acheter du riz local pour alimenter ses clients
 



Par Agropresse

La Unitransfer et le Réseau des associations coopératives pour le commerce et la production agricole du Bas-Artibonite (Racpaba) sont sur le point de signer un accord pour l'approvisionnement des clients de cette compagnie de transfert en riz local. Maurepas Jeudy, directeur de pays de Intermón Oxfam, une ONG espagnole qui appuie un programme de valorisation de la production de riz dans la vallée de l'Artibonite, en a fait l'annonce le mardi 4 novembre, au cours d'une visite guidée, organisée pour des journalistes dans le Bas-Artibonite.

Ce contrat permettra en effet à la Unitransfer de substituer le riz local au riz importé, dans son programme de distribution de produits alimentaires. Prévu pour une période de trois ans, ce contrat contribuera à dynamiser la production de riz dans la Vallée, se réjouit Maurepas Jeudy.

Drainer et curer pour faire augmenter la production

Le contrat avec la Unitransfer devrait provoquer une hausse de la demande pour le riz produit dans le Bas-Artibonite. Pour satisfaire cette demande, l'offre aussi devra augmenter.

Les coûts de production élevés sont parfois un obstacle majeur à l'accroissement de la production. François Joseph, un planteur rencontré sur sa propriété, croit que deux conditions majeures sont nécessaires pour faire augmenter la production: le drainage et le curage des canaux dans l'Artibonite. Il qualifie de bénins, les travaux qui sont en train d'être exécutés dans la Vallée. "Ces travaux sont loin de combler les attentes des planteurs", s'exclame-t-il.

François Joseph s'active, avec l'aide de deux personnes qu'il paie chacun 125 gourdes par jour, à récupérer sa récolte de riz, de sa plantation d'un carreau de terre, située dans la section communale Ti Zepin, commune de Dessalines. "En temps normal, je récolte 28 sacs de riz sur cette parcelle. Mais à présent, je ne suis même pas sûr de pouvoir rentrer la somme que j'ai investie pour mettre en valeur cette plantation", se plaint-il. Montrant du doigt une autre parcelle jouxtant la sienne, François Joseph indique que les dernières catastrophes naturelles avaient transformé beaucoup de champs dans la Vallée en des masses de boue.

Malgré les pertes qu'il risque de subir, François montre une détermination farouche pour continuer à cultiver le riz. Mais, insiste-il, l'État doit faire au moins le minimum: "drainer et curer".

Source: Agropresse



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