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ASSOKA

04/12/2008

COMMUNIQUE



L’ASSOKA, Association de défense des droits des immigrés vivant en Martinique et de solidarité avec les peuples de la Caraïbe, proteste fortement contre la mesure d’expulsion dont est victime le jeune Haïtien YVANS MARCELLUS .
Cette expulsion brise la vie honnête et prometteuse qu’il s’est construite grâce à la solidarité de personnes qui lui ont permis de sortir de l’état d’abandon et de misère qu’il a connu enfant . Elle le renvoie dans un pays ravagé par les cyclones, l’exploitation éhontée et la misère endémique.

Nous avions pourtant en Septembre 08, avec deux autres associations (UFM et LDH Martinique) déjà sollicité le Préfet pour qu’il y ait un moratoire sur les expulsions en Haïti compte tenu de leur situation sociale et économique désastreuse, dramatique.

L’ASSOKA

- Affirme qu’YVANS, comme il le souhaite, a le droit d’être intégré à la société martiniquaise. Il a droit à l’affection que lui offre sa famille d’accueil martiniquaise désireuse de l’adopter. Il a le droit de recevoir une formation. Il a le droit d’exercer un métier. Ceci n’est rien d’autre que le respect des droits humains les plus élémentaires.
- Dénonce le processus de pénalisation de l’immigration : YVANS n’est pas un délinquant, pourtant il a été arrêté en allant sur son lieu de travail, mis en garde à vue, emprisonné au centre de rétention. C’est une atteinte intolérable à sa dignité d’homme libre et c’est le principe fondamental de la libre circulation des personnes que la loi française trahit.
- Déclare que les immigrés caribéens - avec ou sans papiers – sont nos frères .Leur travail et leurs cultures enrichissent notre pays. Ils ne sont pas des objets jetables. Il est inadmissible qu’on s’en débarrasse sur simple décision d’une administration lointaine appliquée à la lettre par des autorités plus soucieuses de quotas que d’humanité.

Nous ne choisissons pas les lois qui nous gouvernent ; ce sont elles qui désignent qui est étranger chez nous.
Elles font aussi la Martinique étrangère aux pays qui l’entourent, isolée de son espace naturel, l’espace caribéen.

L’ASSOKA exige, en conséquence, des pouvoirs publics qu’ils annulent la mesure d’expulsion qui touche YVANS MARCELLUS et lui facilitent au regard de tous les éléments de sa situation d’intégration, l’obtention de la carte de séjour qu’il mérite.

Fait à Fort de France
Le 1er décembre 2008



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