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Esclaves au Paradis chez les Scoots de Port-au-Prince

11/03/2008

 
Esclaves au Paradis chez les Scouts de Port-au-Prince :
refuser l’indifférence pour l’action


Le Groupe Scout Baden Powell a réalisé les 23 et 24 février 2008, une foire, au cours de laquelle a été présentée l’exposition de photos Esclaves au Paradis, qui lève le voile sur les dures réalités des coupeurs de canne haïtiens dans les plantations sucrières dominicaines.


L’Exposition a été ouverte au public vers 10 heures du matin au Bois Verna, à l’Ecole Nationale Colbert Lochard, lieu habituel de rassemblement du Groupe, et vers la fin de l’après-midi, plus de 400 jeunes avaient pu découvrir des visages qui avaient à peu près leur âge mais déjà ternis par le travail intensif ou encore des mains d’adultes déformées dans la coupe de la canne brûlée.


Ces trente-quatre photos de coupeurs de canne haïtiens et leur famille représentent une mini-exposition provenant d’un lot d’environ 80 photos réalisées dans les bateys par la franco-péruvienne Céline Anaya Gautier.



C’est la deuxième étape de l’exposition dans la capitale, après une présentation, début décembre 2007, au local du CIFOR, à l’initiative du GARR. Le Groupe Baden Powell avait, depuis lors, sollicité les photos pour les intégrer dans cette foire traditionnelle réalisée tous les ans et dénommée "BADEN EXPO".


«Nous avions décidé d’associer cette exposition à notre foire, parce que le thème que nous avions choisi, cette année, c’est Ma jeunesse, mon avenir», explique Zacharie Leconte, l’un des animateurs du groupe. Il rappelle qu’à travers Esclaves au Paradis, on observe un grand nombre de jeunes parmi les coupeurs de canne, et le Groupe BADEN POWELL qui vise un public jeune à travers la Foire, a voulu sensibiliser cette catégorie de la population sur ce problème.


Un texte, préparé par le GARR sur l’avenir des jeunes et la migration, a été distribué au cours de l’exposition afin d’attirer l’attention des jeunes sur la nécessité de construire Haïti au lieu de migrer.


Pour sa part, le Chef de route Estellan Saul, caméra en mains, à quelques pas de l’Exposition, assure qu’en dépit des difficultés rencontrées «Nous tenons à appliquer au sein du Groupe, l’un des grands principes que nous a légués Baden Powell, fondateur du scoutisme, à savoir : travailler pour laisser la planète meilleure que nous l’avions trouvée».


D’autres villes du pays ont déjà approché le GARR pour la présentation de l’exposition Esclaves au Paradis, pendant l’année 2008.


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