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GARR

13/03/2007

Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés
GARR

1ère Rue Rivière, n° 13

Port-au-Prince, Haïti

Téléphone (509)244-4977/ 244-4965/ e-mail: garrhaiti@yahoo.com , site: www.garr-haiti.org

 

8 mars – Journée Internationale des Femmes :


Une plus grande attention pour les femmes impliquées dans la migration


A l’occasion de la Journée Internationale des femmes, le GARR invite les Haïtiennes et Haïtiens ainsi que les autorités compétentes à se pencher sur une catégorie de femmes trop souvent oubliées : les femmes migrantes.

Un grand nombre d’Haïtiennes se retrouvent chaque année parmi les victimes du trafic et de la traite de personnes vers les îles de la Caraïbe et en transit vers les Etats-Unis d’Amérique. Parties à la recherche d’un mieux-être et abusées par les promesses des trafiquants, il n’est pas rare qu’elles soient victimes de viols, ou périssent de faim, de soif, d’asphyxie ou par noyade, comme cela s’est récemment produit le 1er mars 2007, aux environs des îles britanniques Turk & Caicos. Dans les pires cas, ces femmes aboutissent à des réseaux de prostitution ou de travail forcé.

En République Dominicaine, la plupart de nos migrantes connaissent une situation de vulnérabilité. Souvent jeunes, avec enfants, ces femmes travaillent, pour la plupart, dans des secteurs économiques précaires, aux salaires très bas. L’accès aux soins de santé leur est particulièrement difficile en raison de leur situation irrégulière.

De plus, elles sont victimes de racisme anti-haïtien. Au moment des rapatriements massifs, aucune considération n’est faite à leur égard même si elles sont en état de grossesse avancée. Il arrive que leurs déportations soient précédées d’un passage en prison dans des conditions déplorables à l’insu des membres de leur famille.

De multiples raisons poussent un nombre croissant de femmes dans la migration. Tenaillées par des conditions économiques de plus en plus précaires et face à de lourdes responsabilités familiales, elles partent en quête d’une vie meilleure. En outre, ces dernières années, une situation d’insécurité chronique avec son cortège de kidnappings, tortures, viols, et assassinats, ont porté, malgré elles, un grand nombre de femmes haïtiennes au bord du désespoir, à migrer.

Le GARR salue le courage de toutes ces femmes migrantes qui partent en quête d’une vie meilleure et soutiennent ainsi leurs familles restées au pays. Il appelle l’Etat Haïtien à contribuer à freiner l’exode des femmes et à protéger celles qui se trouvent déjà dans la migration comme il s’y est engagé en septembre 2006, à la Tribune des Nations-Unies, dans le cadre du Dialogue de Haut Niveau sur les migrations internationales. Il doit veiller à garantir aux Haïtiennes, qui représentent plus de la moitié de la population, des conditions d’une vie digne, sans violence, le respect de leurs droits fondamentaux, en particulier leurs droits sociaux économiques et culturels, en ratifiant la Convention des Nations-Unies pour le respect des Droits de tous les Travailleurs Migrants et les Membres de leurs Familles ainsi que les deux protocoles additionnels à la Convention des Nations Unies contre la Criminalité Transnationale Organisée.

A l’occasion de la Journée Internationale de la Femme, le GARR se joint aux femmes et aux hommes, qui, en Haïti et dans le monde continuent de lutter pour que les droits des femmes soient respectés.


Lisane André

Responsable

Section Communication & Plaidoyer



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