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Haïti-Social : Les enfants, principales victimes de l’abandon de Canaan par l’Etat haïtien, déplore la Fondation Zanmi Timoun

29/01/2018

Haïti-Social : Les enfants, principales victimes de l’abandon de Canaan par l’Etat haïtien, déplore la Fondation Zanmi Timoun

La Fondation Zanmi Timoun se dit offusquée de constater l’état de délabrement, dans lequel vivent les enfants de Canaan (nord de la capitale), dans une note en date du 23 janvier 2018, transmise à l’agence en ligne AlterPresse.

Les enfants de Canaan ne sont pas en sécurité et leur avenir n’est pas garanti, s’alarme-t-elle, appelant les autorités à prendre conscience de la situation difficile des habitantes et habitants dans ce nouveau bidonville, érigé, à partir de l’été 2010, dans une zone qui était totalement en friche (Ndlr : quelques mois après le tremblement de terre dévastateur du mardi 12 janvier 2010).

Les conditions de vie des enfants à la grande agglomération de Canaan (forte de centaines de milliers de personnes, selon plusieurs organisations) ne leur permettent pas de s’épanouir, ni de mener une vie décente en tant qu’êtres humains, dénonce-t-elle.

« Les jeunes, qui habitent ce bidonville, n’ont pratiquement aucun moyen pour se divertir. Ils n’ont même pas accès à un terrain pour s’amuser », s’inquiète-t-elle.

Zanmi Timoun rappelle combien la création de ce grand « bidonville » a été encouragée par les différentes administrations René Préval/ Jean MaxBellerive, Joseph Michel Martelly/Laurent Salvador Lamothe et autres, suite au tremblement de terre du 12 janvier 2010, ayant fait environ 300 mille morts et des dégâts matériels considérables.

Le nombre de personnes, qui vivent dans cette zone, est estimé à plus de 300 mille, soit 58 mille familles.

« Jusqu’à présent, aucun recensement de l’Etat haïtien n’a encore été effectué dans la zone de Canaan », déplore-t-elle.

Lors d’une visite effectuée, le 12 janvier 2018, à Canaan, la Fondation Zanmi Timoun déclare avoir relevé l’absence totale des services publics, comme l’accès à l’électricité et à l’eau potable dans la zone.

« L’Etat reconnaît le droit de toute citoyenne / tout citoyen à un logement décent, à l’éducation, à l’alimentation et à la sécurité sociale », rappelle-t-elle.

 



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