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Ouragan Maria : Haïti pointe la responsabilité du changement climatique

20/09/2017

 Ouragan Maria : Haïti pointe la responsabilité du changement climatique

Les autorités haïtiennes se préparent au passage de l'ouragan Maria, au large de la côte nord du pays, tout en soulevant la question de la responsabilité du changement climatique aux effets dévastateurs dans les Caraïbes.

"Nous, les pays de la Caraïbe, nous ne sommes pas les grands émetteurs de gaz à effet de serre mais aujourd'hui c'est nous qui payons les pots cassés", a déploré mardi depuis New York le président haïtien, Jovenel Moïse.

Jeudi à l'ONU
Il compte justement aborder la question du coût du changement climatique jeudi lors de son discours devant l'Assemblée générale des Nations unies. "Je travaille en tant que prochain président de la Caricom (Communauté des Caraïbes, ndlr) pour qu'il y ait une importante commission de créée avec l'ensemble des pays de la Caraïbe afin que l'on défende nos droits en ce qui a attrait au changement climatique", a-t-il déclaré.

Irma, Maria...
Partiellement ravagé par l'ouragan Irma au début du mois, le bassin caribéen est à nouveau sous la menace directe de Maria, un cyclone de catégorie 5, le niveau maximal. En octobre 2016, la moitié sud d'Haïti avait été traversée par l'ouragan Matthew, de catégorie 4, causant la mort de plus de 500 personnes et entraînant des dégâts évalués à près de deux milliards de dollars américains.

Les effets dévastateurs d'Irma
Il y a dix jours, Haïti a été épargnée par les effets les plus dévastateurs d'Irma mais le pays, extrêmement vulnérable face aux catastrophes naturelles, a tout de même enregistré un décès et une disparition. Près de 5.000 maisons ont été inondées et 8.000 familles ont été déclarées sinistrées par les autorités.

Risque d'inondations
A nouveau éloigné de la trajectoire de l'ouragan Maria, Haïti n'en reste pas moins en alerte: les fortes pluies annoncées peuvent suffire à causer une catastrophe dans le pays. "Les sols sont déjà saturés c'est à dire qu'ils ne peuvent encore recevoir beaucoup d'eau: cela implique que l'on ait des risques d'inondations, et on sait que ce sont les inondations qui tuent beaucoup dans le pays", a rappelé mardi le Premier, ministre Jack Guy Lafontant.



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