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SOS en faveur des migrants haïtiens et cubains bloqués à la frontière Colombie/Panama

28/07/2016

 SOS en faveur des migrants haïtiens et cubains bloqués à la frontière Colombie/Panama

Paru sur Alterpresse le 28 juillet 2016

P-au-P, 27 juillet 2016 [AlterPresse] --- Le Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr) et le Service Jésuite aux Migrants/(Sjm-Haiti) lancent un appel au secours en faveur de centaines de migrants et migrantes, majoritairement de nationalité haïtienne et cubaine, bloqués sur la frontière de Colombie/Panama.

Les organisations se disent vivement préoccupées par la situation de ces migrantes et migrants qui sont au nombre de 520, dont 3% sont des enfants, 24% des femmes et 73% des hommes. Ils sont bloquée à Turbo, localité colombienne frontalière avec le Panama.

Installés dans un espace d’accueil « improvisé » à Turbo, ces voyageurs font face à des difficultés pour survivre, informent les organisations. Ils sont notamment frappés par le zika, la malaria, la pneumonie, l’hépatite et la grippe.

« Ces migrants(es) de transit, en particulier des ressortissants(es) haïtiens(es) qui ont fui la situation politique et le chômage au Brésil, tentaient de gagner les Etats-Unis en vue d’obtenir de meilleures conditions de vie. Ils/elles ont été contraints de stopper leur voyage à Turbo suite à la décision du président panaméen Juan Carlos Varela de fermer la frontière de son pays avec la Colombie le 9 mai 2016 », expliquent les organisations.

Le Garr et le Sjm sont interpellés par le fait que les migrants haïtiens utilisent des voies de plus en plus dangereuses pour atteindre de nouvelles destinations, en quête de mieux être, en dépit des conséquences désastreuses de ces parcours périlleux.

Les deux structures appellent à documenter et porter secours aux migrants (es) qui sont bloqué (es) à Turbo en vue de les aider à traverser la frontière ou faciliter leur retour en Haïti.

Elles exhortent les autorités haïtiennes à prendre en compte les nouvelles destinations des ressortissants (es) haïtiens (es) et à se doter d’une politique migratoire visant à réguler les flux migratoires des haïtiens(es) dans le respect de leurs droits et de leur dignité.

Depuis 2005 ce flux migratoire qui se révèle permanent traverse régulièrement l’Équateur, la Colombie et des pays de l’Amérique Centrale (le Panama, le Costa Rica, le Nicaragua, le Honduras, le Mexique), en vue de se rendre aux États-Unis d’Amérique, une situation qui s’est aggravée durant les deux dernières années. [bd gp apr 27/07/2016 16:20]



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