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Mort de Charles Najman, le réalisateur de Royal Bonbon

21/07/2016

 Mort de Charles Najman, le réalisateur de Royal Bonbon

Paru sur Le Figaro.fr le 21/07/16

Par AFP agence , Mathias Pisana 

Le cinéaste français, récompensé par le Prix Jean Vigo en 2002 pour son long-métrage tourné entièrement à Haïti, est décédé à l'âge de 60 ans. Il consacra également une grande partie de son œuvre à la Shoah.

Le réalisateur et écrivain français Charles Najman, auteur de Royal Bonbon (2002), film sur Haïti qui avait reçu le Prix Jean-Vigo en 2002, est décédé le lundi 18 juillet à l'âge de 60 ans. Frantz Duval, rédacteur en chef du journal haïtien Le Nouvelliste, a rendu hommage à la mémoire de son ami trop tôt disparu.

Issu d'une famille juive polonaise, fils de déportés, - sa mère Solange vécut l'enfer d'Auschwitz - et frère du journaliste et militant Maurice Najman - qui fut l'une des grandes figures du mouvement contestataire de Mai 68, Charles Najman a consacré la majeure partie de son oeuvre à raconter Haïti et la mémoire de la Shoah.

Son film le plus marquant demeure Royal Bonbon, première fiction entièrement tournée à Haïti. Un long-métrage qui raconte l'histoire d'un homme vagabondant dans les rues du Cap-Haïtien tout en rêvant à un royaume imaginaire.
Mémoire juive et mysticisme haïtien

La réalisation, qui met en scène Dominique Batraville, Erol José ou encore Anne-Louise Mesadieu, avait été sélectionnée aux festivals de Toronto et Locarno. Puis d'être auréolé du Prix Jean-Vigo, qui «distingue l'indépendance d'esprit, la qualité et l'originalité des cinéastes de court et long métrages», précise le site consacré à cette récompense.

Charles Najman avait également réalisé La Mémoire est-elle soluble dans l'eau? (1996), qui narre le parcours de Solange, un personnage inspiré de la vie de sa mère, ancienne déportée qui se rend tous les deux à Évian pour une cure financée par le gouvernement allemand.

L'année 2015 marque la sortie en salle de son dernier long-métrage, baptisé Pitchipoï (2015). Un film qui focalise son intrigue sur les angoisses de l'héritage culturel et la mémoire juive.

Mais Charles Najman était aussi écrivain. Il était ainsi l'auteur du livre Haïti, Dieu seul me voit (1995), roman qui plonge le lecteur au cœur de l'île des Grande Antilles, de sa riche histoire faite de mysticisme et influencée par les grandes figures libératrices que représentaient Toussaint-Louverture et Christophe, le roi de la jungle tropicale.

 

 



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