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Haïti: les partisans de Michel Martelly manifestent pour demander des élections

13/04/2016

Haïti: les partisans de Michel Martelly manifestent pour demander des élections

13 avril 2016

La crise électorale s'éternise en Haïti. Cela fait près de quatre mois que le second tour de la présidentielle aurait dû être organisé. L'élection du président provisoire en janvier a temporairement apaisé les tensions mais les partisans de l'ancien chef de l'Etat, Michel Martelly, s'impatientent : aucun calendrier électoral n'a encore été publié alors que l'accord de sortie de crise prévoyait des élections le 24 avril, dimanche prochain. Ce mardi 12 avril, les rues de Port-au-Prince ont à nouveau été le théâtre des contestations politiques mais les rôles se sont inversés.

Couleur symbole du pouvoir depuis 2011 et jusqu'à janvier, le rose est désormais brandi par les manifestants de cette nouvelle opposition. Pierre Jo Bonhomme exige que le président provisoire respecte l'accord de sortie de crise et convoque les élections. Ce partisan du PHTK [Pati Ayisyen Tet kale (PHTK), le parti du président Michel Martelly] critique vertement le pouvoir de transition.

« Ils ont prouvé qu'ils n'avaient pas les compétences pour diriger le pays, s'indigne ce militant. Privert n'a pas fait les élections, il veut kidnapper le pays. Aujourd'hui, on prend la rue pour dire ‘non’ ! Donnez-nous la date des élections le plus vite que possible. Il a signé un accord et c'est lui qui jouit des privilèges de l'accord. Aujourd'hui, si faire des élections n'est pas possible, le conseil électoral doit démissionner et Privert aussi, avec tous ses acolytes. Aujourd'hui nous sommes l'opposition, hier ils étaient l'opposition et ils manifestaient contre nous. La solution c'est la rue : on va occuper la rue, en continu ».

Démission des dirigeants en poste, tenue d'élections au plus tôt: les revendications du PHTK sont exactement les mêmes que celles qu'ont scandées pendant quatre ans les opposants à Michel Martelly.

Etablir un nouveau calendrier électoral est une urgence pour tous car, si aucune autorité ne le dit officiellement, il est évident qu'aucun scrutin ne peut être organisé d'ici 11 jours.

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