Adhérents
devenez adhérent
Recherche

Les évêques haïtiens dénoncent les « irrégularités criantes » du premier tour de la présidentielle

01/12/2015

Les évêques haïtiens dénoncent les « irrégularités criantes » du premier tour de la présidentielle

Alors que s’ouvre, sur fond de contestation électorale, la campagne pour le second tour de l’élection présidentielle haïtienne, prévue le 27 décembre, la Conférence épiscopale de Haïti (CEH) a fermement dénoncé, lundi 30 novembre, les « irrégularités criantes » du premier tour.

Réunis en Assemblée plénière, les évêques haïtiens ont dénoncé « des irrégularités criantes et des fraudes de diverses provenances », constatés par les 1236 observateurs de la commission Justice et paix déployés lors du premier tour de la présidentielle, le 25 octobre.

Dans cette déclaration, signée du cardinal Chibly Langlois, évêque des Cayes et président de la CEH, les évêques, qui dénoncent une « déviance récurrente », appellent le Conseil électoral provisoire (CEP) à faire « la vérité sur ce qui s’est réellement passé et qui a discrédité les résultats », demandant « plus de transparence dans la machine électorale » et une application « de manière impartiale » de la loi électorale.
Que les candidats soient « capables de dépassement »

« Que le gouvernement garde la neutralité qui lui revient et dont dépendent sa responsabilité vis-à-vis de la Nation, son honneur dans le présent et l’avenir », exhortent les évêques haïtiens qui souhaitent aussi que la police « s’en tienne à son caractère apolitique et agisse conformément aux principes éthiques et citoyens qui lui ont été inculqués ».

Les évêques de Haïti appellent enfin les candidats à être « capables de dépassement, de sursaut national et de grandeur d’âme », leur suggérant, avant leur entrée en fonction, de « se retrouver autour d’une même table pour établir, d’un commun accord, un pacte de gouvernabilité ».

Selon les résultats définitifs annoncés mardi 24 novembre par le CEP, Jovenel Moïse, candidat du parti au pouvoir, a recueilli 32,76 % des suffrages contre 25,29 % à Jude Célestin, candidat de l’opposition.

À l’annonce de ces résultats, plusieurs centaines de partisans de l’opposition ont manifesté dans les rues de Port-au-Prince pour dénoncer « un coup d’État électoral », accusant l’actuel président Michel Martelly, à qui la constitution interdit de briguer un second mandat, de vouloir « voler le vote du peuple ».

Article en ligne ici



Partager