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Incidents et retards lors des élections législatives

09/08/2015

Haïti : incidents et retards lors des élections législatives

Paru sur Le Monde.fr

Des incidents, dans certains cas violents, ont émaillé les élections législatives, qui se déroulent dimanche 9 août en Haïti, conduisant à la fermeture anticipée de dizaines de bureaux.

Dans la capitale, Port-au-Prince, trois bureaux de vote ont été saccagés : des individus ont jeté des urnes à terre et déchiré des bulletins de vote. En tout, 26 centres de vote — qui regroupe chacun plusieurs dizaines de bureaux de vote — ont fermé avant l’heure prévue.

Ce scrutin, organisé avec quatre ans de retard, est le premier depuis l’arrivée au pouvoir du président Michel Martelly, en mai 2011, dans ce pays encore meurtri par le séisme de 2010.
1 800 candidats

Chaque candidat peut désigner un représentant dans les bureaux de vote de la circonscription. Mais les candidats nombreux — plus de 1 800 pour les 139 postes parlementaires à pourvoir — et les bureaux de vote exigus ont rendu la chose compliquée. Des arrangements informels ont été noués, mais ils n’ont pas empêché les conflits depuis l’ouverture des bureaux de vote : certaines personnes mandatées accusant les autorités de ne laisser entrer que les représentants des partis proches du pouvoir.

« Même s’il y a eu des incidents dans quelques centres de vote, en général les problèmes se corrigent » a nuancé, auprès de l’AFP, Elena Valentiano, chef de la mission d’observation électorale de l’Union européenne. « Nous constatons les ouvertures tardives, causées surtout par l’arrivée tardive du personnel affecté aux bureaux de vote », a quant à lui expliqué Richardson Dumel à l’AFP, « mais nous allons rattraper ce retard au cours de la journée ». M. Martelly, le président au pouvoir, n’a pas souhaité commenter les incidents.

A l’issue de la journée de vote, le conseil électoral provisoire (CEP) s’est dit « globalement satisfait » du déroulement du vote. Pierre-Louis Opont, le président du CEP, a expliqué dans une conférence de presse dans la soirée que « 4 % des centres de vote ont été affectés par des actes de violence » obligeant leur fermeture avant l’horaire prévu par la loi. Selon les estimations du président de l’administration électorale, ce sont environ 290 000 électeurs qui n’ont donc pas pu accomplir leur devoir civique. D’ici mercredi, les membres du CEP vont décider si les scrutins seront réorganisés dans les circonscriptions concernées.

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