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Haïti en Altitude

19/11/2014

Haïti en Altitude

Paru dans Mediapart le 19 novembre 2014

Les instigateurs de la revue Intranqu’îllités se retrouvent à Paris dans le cadre de l’exposition « Re-Voir Haïti » au Grand Palais et de plusieurs manifestations. Voici en avant-goût une présentation vidéo par James Noël, réalisée pour l’émission Altitude, de deux représentants de l’art contemporain haïtien, Pascale Monnin et Mario Benjamin.

Depuis quelque temps, le poète James Noël tient une émission culturelle sur Radio-télé Métropole (http://www.metropolehaiti.com/). C’est à cette même émission qu’il a convié il y a peu la romancière Yanick Lahens, et dont il s’est fait l’écho ici même. Baptisée Altitude, cette émission multidirectionnelle réalisée à Laboule, son point d’ancrage (avec Maksens Denis comme réalisateur), est conçue comme une traversée du monde culturel (en Haïti comme ailleurs). Elle est surtout un temps de parole donné aux créateurs, un « vol plané dans le ciel » d’un(e) invité(e), selon le vœu de son « récitant » maître d’œuvre et présentateur James Noël.

Actuellement exposés au Grand Palais et figures de proue de la revue Intranqu’îllités, Pascale Monnin et Mario Benjamin sont deux artistes marquants de l’art contemporain haïtien.

Petite-fille et fille de galeristes d’origine suisse installés en Haïti, Pascale Monnin nous guide avec James Noël dans la visite de son atelier. Plasticienne, peintre, sculptrice, elle y décline ses installations, à travers les objets qui peuplent son univers. Dès l’abord de la pratique du moulage, elle y décrit son rapport à l’histoire, à ses personnages, y compris actuels, comme autant d’empreintes échues de la réalité.

Tout comme Pascale Monnin, Mario Benjamin vit et travaille en Haïti. « Mario Benjamin est un monstre », dit de lui James Noël. C’est dire si ce plasticien est un « tempérament » qui malmène les traditions (y compris celles attachées à l’art haïtien), brouille les pistes jusqu’à flouer ceux qui resteraient devant ses œuvres sans repartie. « Chez lui, même les fleurs sont cannibales ! » ajoute James Noël. Voyez un peu...

Si l’exposition « Re-Voir Haïti » au Grand Palais court jusqu’au 15 février 2015, ce jeudi 20 novembre, James Noël propose à la Maison de la poésie un spectacle « intranquille ». Il y sera entouré de nombreux contributeurs à la revue Intranqu’îllités (voir le programme de la Maison de la poésie). On peut retrouver en ce même lieu le même James en duo avec un autre James (Germain), pour une lecture musicale le vendredi 21.

Désormais diffusée par les éditions Zulma, la revue Intranqu’îllités en est à son troisième numéro.

Voir l'article de Mediapart



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