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Un accord signé avec des modifications et réserves

17/03/2014

Un accord signé avec des modifications et réserves

Cap vers les élections

lundi 17 mars 2014

P-au-P, 17 mars 2014 [AlterPresse] --- Les acteurs impliqués dans le « dialogue inter haïtien » ont procédé à la signature du document final dénommé « protocole d’accord El Rancho » avec certaines modifications et réserves, le vendredi 14 mars 2014, en présence de nombreux médias dont l’agence en ligne AlterPresse.

Cet accord survient après plus d’un mois de dialogue entre les partis politiques, l’exécutif et le parlement, marqué de pause et de tergiversations.

L’accord a été signé d’abord par le chef de l’Etat, Michel Joseph Martelly, puis le sénateur Steven Benoit, mandaté officiellement par le président du sénat, Dieuseul Simon Desras qui a laissé la séance avant la fin.

Chaque représentant de parti et regroupement politique a ensuite été invité à signer le document.

Le président de la chambre des députés, Jacques Stevenson Timoléon s’est absenté avant la phase de la signature de l’accord issu du dialogue tout en donnant la garantie de le signer après.

« Je vois deux finalités à ce dialogue. L’une, c’est le dialogue national rassemblant toutes les tendances (…). La deuxième est que j’aimerais qu’il y ait des élections libres, honnêtes, démocratiques et inclusives, le 26 octobre 2014 », espère le sénateur Steven Benoit.

Ces élections législatives et locales sont en retard depuis 2011.

Cap vers les élections

« Cap vers les élections », lâche, pour sa part, Martelly qui considère cet accord trouvé comme un commencement.

Cet évènement est, pour lui, « historique ».

Ce dialogue débouchant sur la signature de cet accord montre que les choses sont en train de changer en Haïti, fait valoir le chef de l’Etat.

Ce dialogue a lancé « un signal positif au monde », dit-il.

Martelly appelle les partis politiques qui ont boudé ou laissé le dialogue à le rejoindre pour aller ensemble vers une bonne gouvernance, un renforcement des institutions et la réalisation des élections.

Il s’agit de Fanmi Lavalas, Fusion des sociaux démocrates, Kontra pèp et du Mouvement patriotique de l’opposition démocratique (Mopod).

L’accord trouvé n’est pas « parfait » mais constitue un grand pas sur le chemin de l’entente et du vivre ensemble, exprime le dirigeant politique Evans Paul qui a pris la parole au nom de tous les partis politiques.

Cet accord constitue un acte de responsabilité politique, d’engagement citoyen et de conscience patriotique, estime-t-il.

Modifications apportées à l’accord

Beaucoup de clarifications liées aux engagements des acteurs ont été apportées au document, comme la réalisation d’une seule élection (pour 2/3 du sénat, la chambre des députés, les municipalités et collectivités territoriales) prévue pour le 26 octobre 2014 au plus tard, informe Paul en marge de la séance.

Des clauses de l’accord prévoient aussi des modifications à apporter à la loi électorale, indique t-il.

A partir du vendredi 14 mars 2014, un délai de dix jours francs a été adopté pour que soient appliquées des décisions fondamentales prises dans le document final comme la formation du conseil électoral provisoire (Cep) et du gouvernement d’ouverture.

L’exécutif doit publier toutes les lois votées par le parlement au cas où aucune objection n’aurait été faite par lui dans le délai imparti, sauf, les résolutions qui ne sont pas de nature contraignante, explique Paul.

Réserves exprimées

Certains acteurs ont exprimé des réserves sur la dénomination « gouvernement d’ouverture » adoptée dans le document, indique le dirigeant politique.

Ces réserves, constituant des dispositions particulières, n’affecteront en rien la mise en œuvre de l’accord, rassure t-il.

Une commission de suivi qui bénéficiera de l’accompagnement de la Conférence épiscopale d’Haïti (Ceh) est mise sur pied pour veiller au respect de l’accord, indique le cardinal Chibly Langlois, appelant tous les acteurs à respecter leurs engagements.

« Ce dialogue nous a permis de grandir et de travailler pour la paix (…). Nous en sommes sortis renforcés », estime Langlois qui encourage une culture de dialogue dans le pays.

La prochaine étape annoncée est un « dialogue national », mais aucun détail concernant notamment le calendrier de ce dialogue n’a été communiqué. [emb kft gp apr 17/03/2014 8 :55]



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