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Début des pourparlers entre gouvernement et opposition

28/01/2014

Début des pourparlers entre gouvernement et opposition

Par Stefanie Schüler

Article publié sur RFI le lundi 27 janvier

Le président haîtien, Michel Martelly (C) signe un protocole d'accord pour fixer le cadre des pourparlers sous le regard du nouveau cardinal d'Haïti, Mgr Chibly Langlois (D), le 24 janvier 2014.
AFP/Hector RETAMAL

En Haïti, le gouvernement et l’opposition se sont rencontrés vendredi dernier à Port-au-Prince pour débuter des pourparlers afin de sortir le pays de la crise politique. Ce dialogue se tient « sous la médiation de la Conférence épiscopale d'Haïti », rapporte Haiti Press Network. Le président Michel Martelly, les membres de son gouvernement, le Parlement et les partis politiques prennent part à ces négociations qui doivent se poursuivre cette semaine. « A la fin de la séance, un protocole d'accord a été signé pour fixer le cadre des pourparlers, à savoir : la gouvernance, la Constitution et surtout l'organisation des élections législatives locales et partielles », en retard depuis trois ans, explique encore Haïti Press Network.

Cette reprise du dialogue inter-haïtien est unanimement saluée par la presse. C'était « une belle image », note Le Nouvelliste non sans une pointe d'ironie. « Le président de la République et les acteurs politiques se mettent d'accord pour dialoguer. Large sourire. Poignées de main. Accolades amicales. Le tableau frise le surréalisme », écrit le quotidien haïtien qui poursuit : « Les accusations, les dénonciations et les critiques acerbes font place à la tolérance et à un climat de sérénité. Pendant quelques heures ce vendredi dans cette grande salle de l'hôtel El Rancho, le pays a eu ce qui manque à son développement : l'entente nationale ».

Pourtant, certains acteurs politiques manquent à l'appel. C'est notamment le cas de la formation politique de l'ex-président Jean Betrand Aristide, Fanmi Lavalas. L'un de ses militants explique dans les colonnes d'Alterpresse que son parti n'allait pas soutenir un dialogue dans lequel sont évacuées les questions épineuses comme, selon lui, les prisonniers politiques, la mort du juge d'instruction Jean Serge Joseph et les enquêtes judiciaires contre la femme et le fils du président haïtien, soupçonnés tous deux de corruption et de détournement de fonds publics.



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